Bonne nouvelle. Après plusieurs jours d'attente et d'inquiétude, c'est le soulagement pour les quelque 5 700 travailleurs de Volkswagen à Forest. Leur usine ne fermera pas comme l'avait insinué vendredi dernier le magazine allemand «Focus» en invoquant le «plus grand» plan social de l'histoire du groupe. «La fermeture de l'implantation bruxelloise ne fait pas partie du plan global actuel de restructuration de Volkswagen», indiquait le Premier ministre Guy Verhofstadt, jeudi matin via un communiqué de presse, après s'être entretenu avec le président du directoire de Volkswagen, Bernd Pischetsrieder.

Le personnel de VW Forest a été davantage encore rassuré, dans l'après-midi, lorsqu'au sortir d'une réunion extraordinaire de deux jours du conseil de surveillance à Wolfsburg (siège du constructeur allemand), le même Pischetsrieder l'a confirmé lors d'une conférence de presse: «le plan de restructuration (NdlR: qui pourrait entraîner jusqu'à 20 000 suppressions d'emplois, selon des chiffres publiés en février dernier par le constructeur) ne prévoit pas la fermeture de l'usine VW de Forest».

Il n'empêche: le site bruxellois ne devrait pas sortir indemne de ce plan de restructuration. «Il conviendra de suivre de près les éventuelles répercussions de la restructuration sur le fonctionnement de l'implantation bruxelloise», affirme, par ailleurs, le Premier ministre dans son communiqué.

Réduction de la production?

Du côté des syndicats, on se dit bien sûr rassuré:

«C'est la 9 éme fois au cours de ces 28 derniers mois qu'il y a des rumeurs de fermeture dans la presse allemande. Mais cette fois-ci, nous étions tous très inquiets», lâche Guy Daneels de la CSC-Metal. Toutefois, les représentants du personnel ne voient pas comment la restructuration de VW serait sans conséquence sur le site bruxellois. Tout ce qu'ils espèrent c'est que les mesures seront «légères». Pour André Langhendries, délégué FGTB, «la direction pourrait décider de transférer une partie de la production de Forest en Allemagne, comme cela a été déjà évoqué». Et Guy Daneels de compléter: «On ne peut plus diminuer beaucoup la production sans quoi le site ne sera plus rentable. On ne produit déjà que 200 000 Golf par an alors que le site a une capacité de 250 000 voitures». Le non-renouvellement de contrats intérimaires (200 personnes) ainsi que des départs en prépension sont d'autres pistes possibles.

© La Libre Belgique 2006