L'usine Volkswagen-Audi de Bruxelles, paralysée depuis mercredi faute de portes à assembler, reprendra son activité lundi matin, ses ouvriers sous-traitant ayant mis fin à leur grève, a-t-on appris vendredi de source syndicale.

Confrontée à une grève du personnel d'Arvin Meritor, qui fabrique les portes des modèles Golf et Polo, l'usine VW de Bruxelles s'est vue contrainte mercredi à "recourir au chômage économique pour force majeure".

Mais, lors d'un vote, "les travailleurs d'Arvin Meritor ont décidé de changer leur stratégie d'action et de reprendre le travail dès lundi", explique le syndicat chrétien CSC dans un communiqué.

Par voie de conséquence, VW pourra elle aussi reprendre ses activités lundi matin, a expliqué à l'AFP le secrétaire syndical de la CSC Marc Jespers.

Si la taille des deux usines concernées est très différente (150 salariés chez Arvin Meritor, un peu plus de 2.000 chez VW), leurs sorts sont intimement liés.

En effet, c'est à la suite de la vaste restructuration chez VW, qui s'est soldée par 3.000 suppressions d'emplois, et à la baisse de production, qu'Arvin Meritor a décidé d'arrêter ses activités à partir du 20 juillet.

Mécontent du plan social proposé par la direction, ses salariés ont débrayé mardi après-midi, entraînant l'arrêt quasi-immédiat des chaînes de montage de VW Bruxelles.

Vendredi, les travailleurs d'Arvin Meritor ont promis "de maintenir la pression pour que la direction cherche des alternatives afin de sauvegarder l'emploi".

Ce que souhaiteraient les sous-traitants, c'est que VW, "qui a des places pour 100 à 200 employés supplémentaires", intègre en priorité les salariés des entreprises sous-traitantes. Que VW veuille dorénavant produire ses portes en interne, très bien, mais pourquoi ne pas le faire avec des employés qualifiés qui ont perdu leur emploi? s'interroge le syndicaliste.