L'Union wallonne des entreprises (UWE) a présenté vendredi à Wavre son rapport d'activités 2005-2006 et ses responsables ont fait le point sur les réflexions et les actions des différents groupes de travail constitués en interne, en impliquant des dirigeants d'entreprise.

L'UWE est plutôt satisfaite des premières actions du plan Marshall, notamment en matière de recherches et de fiscalité. Elle nourrit par contre des craintes face aux réglementations en matière d'environnement qui induisent des frais que les entreprises peuvent difficilement évaluer.

L'UWE a dressé un bilan globalement positif en épinglant différents événements ou tendances des douze mois écoulés en Wallonie. Le grand chantier en matière économique est bien entendu le plan Marshall et l'UWE estime que les actions entreprises répondent aux remarques qu'elle avait faites à propos des plans de relance précédents.

Il est trop tôt pour analyser des résultats, mais l'UWE souligne la rapidité et l'efficacité du gouvernement wallon pour mettre les premières structures en place. Avec un bémol pour l'Agence de stimulation économique, ou le risque est "d'ajouter une structure supplémentaire alors qu'il y a un besoin de rationalisation".

Au niveau fiscal, l'allègement des charges pesant sur les entreprises, les efforts en matière de stimulation à l'investissement et de cession d'entreprises sont salués. L'UWE met en garde tout de même contre la tentation d'ajouter des taxes dans d'autres domaines (déchets, eaux usées, etc.) ou à d'autres niveaux de pouvoir (communes, provinces) qui pourraient annuler les effets bénéfiques des mesures décidées par le gouvernement wallon. C'est un bon bilan aussi qui est dressé par le groupe de travail qui s'est penché sur la recherche et développement, avec l'augmentation et la réorganisation du budget wallon pour la R&D, ce que demandait depuis longtemps l'UWE. En matière d'environnement et d'aménagement du territoire, le groupe de travail spécifique est moins enthousiaste : il pointe l'accumulation incessante des réglementations qui introduit de nouvelles taxes mais aussi pas mal d'incertitudes pour les entreprises établies en Wallonie.

"Nous n'avons pas de problème particulier avec le principe pollueur - payeur, mais le payeur doit savoir combien il devra payer avant d'investir. Sinon, il y a un problème au niveau de la sécurité juridique, celle-ci étant un élément essentiel - souvent sous-estimé - pour développer l'activité économique", a commenté Vincent Reuter, l'administrateur délégué de l'UWE.

L'UWE n'est pas non plus d'accord, dans le domaine de l'énergie, avec le système des certificats verts. Selon l'UWE, celui-ci pénaliserait les entreprises qui le finance sans que les objectifs en matière de création d'activités économiques et d'emploi dans le secteur des énergies renouvelables soient pour l'instant remplis