La Banque du livre n'est pas une nouvelle institution financière. C'est une association interprofessionnelle qui regroupe depuis un peu plus d'un an (avec l'appui des pouvoirs publics) les éditeurs et les distributeurs francophones de Belgique. Son objectif est de mettre à la disposition de tous les acteurs de la «chaîne du livre» un outil performant d'échange d'informations et de commercialisation via une banque de données disponible sur Internet.

Concrètement, le réseau «BDL» propose à ce jour, à une centaine de librairies belges, l'accès à un catalogue élaboré par plus de 11000 éditeurs et distributeurs (dont 80 Belges) et présentant une compilation de près de 900000 titres (dont 14000 Belges). En un an, le site www.banquedulivre.net est ainsi passé de 2300 consultations par jour à 5100. La progression est fulgurante.

« La Banque du livre est un tuyau entre les libraires et leurs fournisseurs, distributeurs et éditeurs. C'est un outil de gestion indispensable pour les libraires vu qu'il permet l'élaboration et la transmission de commandes en direct, par un simple clic informatique, à un éditeur, quels que soient sa taille et son système de distribution », se félicite Raphaël Bonaert, administrateur délégué.

Des projets pour 2005

Mise à jour quotidiennement à partir du «Fichier exhaustif du livre», la banque de données propose des informations pratiques très précieuses sur les livres édités en France et en Belgique. Elle mentionne si tel ouvrage est disponible, épuisé ou en réimpression. Elle instaure une sorte de traçabilité.

Les créateurs de la Banque du livre ne comptent pas s'arrêter en si bon chemin. Pour 2005, ils se proposent d'augmenter le nombre d'éditeurs présents dans le fichier, d'élargir le cercle des libraires adhérents, d'améliorer le mode d'expédition des ouvrages, de vendre des livres à des clients institutionnels, de simplifier les opérations comptables des libraires, etc. Quant au client, il pourra consulter directement le fichier sous le label de sa librairie, constituer son panier de commande et le transmettre au commerçant par voie électronique. Une façon comme une autre pour le marché belge de l'édition de récupérer une partie du flux qui converge depuis des années vers les librairies virtuelles.

La Banque du livre entend aussi renforcer ses liens avec la Boekenbank, son équivalent en Flandre, ce qui permettra de passer des commandes croisées de communauté à communauté.

© La Libre Belgique 2005