La situation belge n’a pas bougé d’un iota pendant six mois, et une semaine, tout a changé. Ce qui est intéressant, c’est que l’affaire belge intervient à cause du doute européen mais pas à cause de la situation de notre pays. D’ailleurs, ce qui joue en notre faveur c’est que la présidence belge des différents Conseils des ministres de l’Union est plutôt bien gérée. Ce qui joue ici, c’est le risque de contagion, parce qu’il y a une certaine indifférence par rapport à la crise politique belge. Mais attention, cela peut changer. Si on n’arrive pas à former un gouvernement, alors l’image que nous laisserons sera : c’est un pays ingouvernable pour des motifs auxquels les autres ne comprennent rien. Je pense donc que nous sommes dans une situation précaire. Si après un an sans gouvernement, on doit aller revoter - ce qui est plus grave que la chute d’un gouvernement - la crise politique devient le sujet, et là, il faudra faire attention.