Le ministre belge des Finances, Didier Reynders, a démenti "catégoriquement" que le gouvernement belge envisageait de nationaliser le bancassureur Dexia, comme une rumeur de marché l'évoquait mardi après-midi, faisant chuter le titre de plus de 15% à la bourse de Bruxelles. "Il est totalement faux de dire qu'il y a à l'étude un quelconque plan de nationalisation de Dexia", a déclaré M. Reynders à l'AFP en marge d'une réunion de la commission des Finances du parlement belge.

"Je trouve que c'est assez", a ajouté M. Reynders à propos des rumeurs de marché. Le nouveau président du conseil d'administration de Dexia, Jean-Luc Dehaene, "a aussi démenti", a-t-il ajouté.

A Paris, un porte-parole de la banque qui a été partiellement nationalisée il y a deux semaines par les Etats belges, français et luxembourgeois a lui aussi démenti les rumeurs. "Le président du conseil d'administration et l'administrateur délégué de Dexia démentent formellement toute rumeur de nationalisation de Dexia par l'Etat belge", a déclaré ce porte-parole. A la bourse de Bruxelles, Dexia a terminé en chute de 15,54% à 5,29 EUR.

Le ministre luxembourgeois du Budget Luc Frieden a également démenti toute nationalisation. "Il n'y a pas d'élément nouveau sur Dexia. Il y a eu trop de rumeurs ces derniers jours, Dexia reste une banque solide", a-t-il déclaré.