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Essentielle Auto a recueilli le témoignage d'un couple parti à la rencontre des plus beaux sites californiens. Leur monture? Un cheval au galop: une Ford Mustang. Revivez les moments forts de ce road trip 100% US.

Voyage emblématique, la traversée des États-Unis d’est en ouest à bord d’une icône américaine, entendre par là une Harley-Davidson ou une muscle car, est sans aucun doute le road trip par excellence. La raison? Probablement parce qu’il rappelle à l’homme occidental son besoin de parcourir l’Ouest sauvage sur un pur-sang. Cela dit, le territoire à (re)découvrir est vaste et les contraintes de notre quotidien nous forcent à une approche davantage pragmatique, autrement dit à morceler le long voyage en plusieurs, plus petits. En commençant par l’étape finale: la Californie. Moment d’évasion avec nos deux bourlingueurs: Alizée et Arthur.

Eldorado automobile

© Alizée & Arthur

S’il est un endroit sur la planète où les voitures conservent tous leurs droits, c’est bien aux États-Unis d’Amérique. Non seulement parce que le goût de la liberté et l’autonomie y prévalent, mais aussi parce que l’histoire du sport automobile a conservé un rôle prépondérant à travers les époques tout en s’alliant au sens du spectacle et du business propre aux autochtones. Véritable Eldorado de la voiture, les «States» sont un pays à visiter pour tout fan d’automobile qui se respecte. Renseignement pris, le road trip automobile reste la meilleure formule pour visiter la Californie. Tant mieux, nos deux aventuriers n’avaient pas envisagé l’expédition autrement. Cela dit, pour que la recette du voyage parfait prenne, il reste un ingrédient essentiel à déterminer: la monture idéale. Dès lors, pourquoi ne pas opter pour une race 100% «ricaine»? Certes, c’est cliché, mais c’est d’autant plus tentant qu’il est facile de trouver son bonheur sur Internet, avant même d’avoir posé les pieds sur le sol US. Effectivement, pour la somme de 700 euros, soit le prix de la location d’une Mercedes Classe B à l’agence Europcar de l’aéroport de Zaventem durant la même période (à savoir 18 jours), de nombreux sites Internet vous proposent une pléthore de purs sangs certifiés d’origine contrôlée. Parmi eux: une certaine Ford Mustang. La messe était dite. Et nos deux acolytes de boucler leurs valises.

Départ de Los Angeles

© Alizée & Arthur

Après un vol sans encombre, l’avion de notre jeune couple sympathique s’est posé à l’aéroport de Los Angeles. Planning serré faisant loi, seuls deux jours étaient consacrés à la visite de la cité des anges. Après quoi, les deux baroudeurs avaient rendez-vous avec leur bolide. 48 heures consacrées à la visite de quelques-uns des endroits les plus emblématiques de la grande ville comme Beverly Hills, Santa Monica Pier, Venice Beach et, bien entendu, Hollywood... Berceau de l’industrie du cinéma américain, Hollywood est aussi réputé pour être le principal lieu de résidence de nombreuses stars. La ville est traversée d’est en ouest par le célèbre Hollywood Boulevard qui abrite non seulement le Walk of Fame (les fameuses étoiles avec le nom des stars), mais également le Chinese Theatre et l’Hollywood and Highland Center où sont remis tous les ans les Oscars.

En Mustang, cheveux au vent !

© Alizée & Arthur

Non distribuées en Europe, les cinq premières générations de Ford Mustang étaient généralement motorisées par des V8. Seulement, le constructeur américain, devant la politique fi scale en vigueur sur le Vieux Continent et son envie d’y commercialiser la sixième génération de son emblématique coupé, a décidé de permettre à ses clients d’opter pour un plus petit (et politiquement plus attrayant) 4 cylindres. Pourtant situé de l’autre coté de l’Atlantique, le cabriolet de nos deux bourlingueurs s’équipe également de ce 2.3 EcoBoost. Dommage? Pour leurs oreilles peut-être, mais certainement pas pour leur portefeuille. Le 4 cylindres annonce effectivement 5 litres de carburant de moins aux 100 km que le V8. Et puis, le «4 pattes» n’est pas en reste de puissance puisqu’il développe tout de même la bagatelle de 314 ch. Une valeur qui permet à la Mustang de boucler le 0 à 100 km/h en à peine 6 secondes. Cela dit, avant de démarrer sur les chapeaux de roues vers la première étape, il faut encore ajouter à ce laps de temps les secondes nécessaires pour «faire tomber» la capote en toile (seulement 10 secondes!) et pour charger le coffre de 332 litres (un volume plus que correct pour un cab!).

Le Grand Canyon

© Alizée & Arthur

Devenu mythique dans le monde entier depuis qu’Hollywood y a déposé ses valises pour tourner nombre de westerns et des longs-métrages comme «2001, Odyssée de l’espace», «Retour vers le Futur III» et «Transformers 4», Grand Canyon est un canyon (cela ne s’invente pas!) des Etats-Unis, situé dans le nordouest de l’Arizona. Creusée par le fleuve Colorado dans le plateau du même nom, la gorge autorise un grand nombre de randonnées pédestres. Attention toute de même à cette caractéristique des excursions en canyon: lorsqu’on se balade dans une gorge, contrairement aux escapades en montagne, l’on commence par... descendre. Cette particularité fait de la randonnée dans le Grand Canyon une pratique dangereuse. Effectivement, il est très facile de descendre, mais beaucoup plus difficile de remonter. Or, certains randonneurs n’arrêtent de descendre que lorsqu’ils commencent seulement à sentir la fatigue. Ainsi, de nombreux panneaux «Danger de mort» sont affichés au début des balades pour informer les touristes du danger.

Las Vegas, la ville du vice

© Alizée & Arthur

Apparaissant soudainement, tel un mirage au milieu du désert de Mojave, Las Vegas impressionne avant même d’y entrer. S’étendant sur des kilomètres, la ville du jeu est une oasis du vice au coeur de l’immensité de l’Ouest américain. Renommée mondialement pour ses casinos, elle a acquis sa réputation grâce aux lois libérales en matière de jeux de l’État du Nevada. Aujourd’hui, ville à nulle autre pareille, «Vegas» attire de nombreux voyageurs issus du monde entier. Déambulant sur le Strip, l’artère principale de la ville, tout ce que nos deux acolytes ont pu entendre ou voir sur «Sin City» s’efface pour laisser la place à l’émerveillement. Partout, des lumières, des écrans de publicité, des fontaines géantes, des palaces démesurés! L’oeil n’a pas une seconde de répit pour se reposer: l’orgasme oculaire est total. La ville artificielle tranche avec tous les espaces verts des parcs naturels visités auparavant. Le dépaysement est à son paroxysme! Et notre «red Mustang convertible» de passer quasiment inaperçue. Logique, à Vegas, elle est dans son élément! Une Mustang, rouge elle aussi, avait d’ailleurs également parcouru les rues de Vegas, en 1971, dans le septième opus de la saga mythique James Bond, «Les diamants sont éternels». Autre particularité de Las Vegas: le gîte y est presque offert. Effectivement, une nuit dans un hôtel «five stars» s’échange contre une trentaine de dollars. C’est presque donné! Cela dit, ce prix «light» trouve son explication dans le lobby de l’hôtel, en l’occurrence une salle de casino impossible à contourner pour la personne souhaitant regagner sa chambre. Forcément, tout humain normalement constitué aura tendance à «craquer». Et lorsque la folie du jeu vous gagne, difficile d’en guérir. D’autant plus que tant que l’on joue, les boissons alcoolisées sont non seulement gratuites, mais le temps a tendance à s’arrêter (l’absence de fenêtre dans les salles de jeux a d’ailleurs octroyé à la ville son surnom de City without Clocks).

Death Valley

© Alizée & Arthur

Lieu touristique par excellence, connue pour ses températures à faire rougir n’importe quel sauna finlandais, la Vallée de la mort est sans aucun doute l’un des sites les plus incontournables des États-Unis. Pas question donc pour nos deux acolytes de le contourner. Il est d’ailleurs difficile à éviter puisqu’il s’étend sur plus de 13.000 km2, soit une superficie équivalente à celle de la Flandre! Particularité de la Death Valley, les pompes à essence y sont plus rares qu’ailleurs. Aussi, les pick-up de la région, que les Américains appellent simplement «trucks», sont dotés de réservoirs supplémentaires dans leur benne. Du coup, le plein d’essence pouvant prendre un certain temps, les pompistes ont installé des écrans de télévision à côté des pistolets. Cela dit, nos envoyés spéciaux n’ont pas profité du dispositif, leur Mustang 2.3 EcoBoost se contentant d’un petit 8 l/100km… Les avantages du downsizing!

San Francisco

© Alizée & Arthur

Sans doute vous souvenez-vous de la scène d’anthologie du fabuleux Bullit dans laquelle on peut admirer Steve McQueen poursuivre, à bord de sa Mustang fastback (encore une Mustang!), la Dodge Charger appartenant aux «méchants» du film? Et bien, selon nos deux aventuriers, le film donne un bon aperçu de la réalité de San Francisco: des pentes droites, raides à couper le souffle et dignes d’un jeu vidéo. Hormis à bord d’une Mustang, un autre moyen (testé par nos deux baroudeurs!) de visiter San Francisco est de découvrir la ville à vélo. Basically free bike rental vous propose un service de location à la carte (vélo normal, électrique ou tandem). C’est sympa! D’autant plus que, si vous ramenez le «bike» en fin de journée à un certain magasin de sport, il est possible d’y dépenser «gratuitement» un montant équivalent au prix de la location du vélo. Premier road trip d’une série qu’on espère longue, l’aventure de nos deux bourlingueurs outre-Atlantique s’est terminée là où elle avait été commencée: à L.A. Il ne nous reste plus qu’à les remercier pour leurs photos et leur compte-rendu ultra détaillé qui nous ont permis de nous téléporter, le temps de ces quelques lignes du moins, à l’autre bout du monde dans ce qui est sans nul doute l’une des plus belles régions de la planète.