Son chiffre d'affaires a chuté de 70%, passant d'1,137 milliard d'euros à 339 millions d'euros, et son résultat d'exploitation a baissé de 69% par rapport à l'année précédente pour atteindre 374 millions d'euros.

Brussels Airlines a transporté 2.107.954 passagers entre janvier et septembre, contre 7.905.953 l'année dernière (-73%) à la même période. 18.757 vols ont été effectués, soit une baisse de 70% par rapport aux 62.683 vols des trois premiers trimestres de 2019. Le taux d'occupation a baissé de 11,4 points de pour cent, passant de 82% à 70,6%. Les frais de fonctionnement ont diminué de 49% pour atteindre 607 millions d'euros, principalement en raison de la baisse du coût des matériaux et des services liés au volume.

Après une quasi paralysie du trafic aérien lors de la première vague du coronavirus, un redémarrage a eu lieu en juin et la demande a été plus élevée que prévu pendant les mois de juillet et août. La situation s'est toutefois à nouveau gâtée après l'été. Brussels Airlines indique tout de même avoir pu maintenir chaque semaine des opérations aériennes à trésorerie positive depuis son redémarrage au 15 juin grâce à une gestion "très proactive et restrictive de la capacité".

Dans ce contexte, la compagnie aérienne a été contrainte d'intensifier et d'accélérer son programme de restructuration, lancé au troisième trimestre 2019 et qui sera mis en œuvre à 90% d'ici la fin 2020. "Suite à l'adaptation de son réseau, le plan Reboot Plus permettra de réduire la flotte de 30% et les effectifs de 25%. Le programme de redressement, qui a été convenu avec les partenaires sociaux et qui est en pleine implémentation, créera la base d'un avenir durable pour l'entreprise", assure Brussels Airlines. Fin septembre 2020, le nombre de salariés avait baissé de 14% par rapport à 2019.

En raison de la situation mondiale "toujours volatile et très imprévisible", la compagnie aérienne estime qu'il n'est pas possible de faire des prévisions pour l'ensemble de l'année 2020.