L’Institut de management suisse a publié mercredi son rapport annuel sur la compétitivité (WCY) duquel il ressort que la Belgique se voit une fois de plus rétrogradée. Elle occupe la 26e place, soit la plus reculée depuis que l’IMD établit son classement ! Notre pays arrive loin derrière les pays scandinaves, l’Allemagne et les Pays-Bas. Les résultats sont surtout médiocres dans les domaines de la fiscalité (59e place), des finances publiques (53e place) et du fonctionnement du marché du travail (41e place).

Pieter Timmermans, administrateur délégué de la FEB, analyse : "Alors que la Belgique continue à perdre des parts sur les marchés d’exportation internationaux et que les chiffres des faillites battent des records, le classement de l’IMD confirme que notre position concurrentielle inter nationale est sous pression. Pour une petite économie ouverte comme la nôtre, dont la richesse et l’emploi dépendent d’entreprises compétitives, ce sont des signaux alarmants, qui nécessitent un suivi urgent. Des mesures complémentaires s’imposent pour inverser la tendance et préserver les emplois. Il est inacceptable de passer en pilote automatique jusqu’aux élections."

Afin d’améliorer la compétitivité, "menacée", de la Belgique, la chambre de commerce américaine propose une baisse - de quelque 35 à 29 % - des cotisations sociales patronales ainsi qu’une réforme - et non une suppression pure et simple - de l’indexation automatique des salaires. L’index tel qu’il est appliqué contribue à l’inflation et complique la tâche des entreprises qui souhaitent récompenser et rémunérer leurs employés sur base de leurs performances, juge AmCham Belgium qui plaide pour "un environnement fiscal prévisible" et un maintien de la déduction des intérêts notionnels qui permet de compenser le taux de 33,99 % de l’impôt des sociétés, soit "le deuxième taux nominal le plus élevé d’Europe".

"Il faut aller de l’avant", a conclu Marcel Claes, CEO d’AmCham Belgium.