La crise actuelle engendre peu d'impact sur les chaînes de restaurants et les achats de fin d'année mais bien sur les marges des commerçants, selon un communiqué diffusé jeudi par la Fédération belge de la distribution (Fedis) et l'organisation horeca Bemora. La vente de produits non-alimentaires a plutôt démarré lentement en octobre. En novembre, la vente s'est améliorée et les ventes de fin d'année ont aussi pris leur envol. Il existe toutefois une pression énorme sur les marges des commerçants, avec une évolution beaucoup plus lente des prix en magasin (+2% en novembre) que l'inflation (+3,1%), déplore la Fedis.

Dans les magasins alimentaires, les marques les plus chères et les moins chères se vendent bien, au détriment des produits dont le prix est intermédiaire. Dans l'horeca, les chaînes de restaurants membres de l'organisation professionnelle du secteur Bemora, ne constatent pas de baisse des dépenses de leurs clients dans les filiales. "Cela s'explique par la perception que l'on a des chaînes de restaurants comme étant des établissements où l'on peut manger pour le meilleur rapport qualité-prix", indique Dominique Michel, administrateur délégué.

Dans le cadre du plan de relance de l'économie belge, Bemora déplore que le gouvernement n'ait pas pris en considération la diminution de la TVA dans l'horeca de 21% à 6%. "L'horeca est (avec le commerce) un des rares secteurs qui continue à générer de l'emploi en ces temps de crise", souligne Bemora.