Le PIB belge devrait connaître une croissance nulle en 2013 et d'1,1% en 2014, la croissance ne retrouvant son plein potentiel et le chômage ne stoppant sa hausse qu'en seconde partie de 2014, estime l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) dans ses dernières prévisions, revues à la baisse par rapport aux précédentes prévisions de novembre 2012. Dans son analyse, l'OCDE constate que la reprise, bien que portée par la croissance du commerce mondial et une politique monétaire accommodante, se fait sur un tempo lent, en raison notamment de la faiblesse des exportations belges et de la demande intérieure. A cela s'ajoutent un marché immobilier en recul, malgré des taux favorables, une faible utilisation des capacités de production et un chômage en hausse. "Après une période de faible croissance, l'activité ne va reprendre que graduellement. Dès lors, le chômage ne va pas se stabiliser avant la mi-2014", prévoit l'OCDE. Le taux de chômage s'établirait à 8,4% en 2013 et 8,8% l'an prochain.

L'organisation internationale juge en outre que "la reprise dépendra des développements au sein de la zone euro, principal marché à l'exportation de la Belgique." Sur le plan intérieur, les risques qui pèsent sur la reprise sont une contraction plus importante qu'attendu du marché immobilier et un relâchement des efforts budgétaires et des réformes structurelles en vue des élections de 2014.

A l'inverse, les réformes menées par le gouvernement en 2012 concernant les pensions anticipées et la dégressivité des allocations de chômage pourraient stimuler le marché du travail plus rapidement que prévu et amplifier la reprise.

Les prévisions de l'OCDE pour notre pays, similaires à celles de la Commission européennes (+0,0% en 2013, +1,2% en 2014), sont légèrement plus pessimistes que les récentes prévisions du Bureau du Plan tablant sur une croissance de 0,2% cette année puis d'1,2% en 2014. Le Bureau du Plan a également mis en garde contre une forte hausse du chômage sur la période 2013-2015.