La croissance de l'activité économique en Belgique a ralenti au troisième trimestre de l'année 2008 mais est demeurée légèrement positive, selon la première estimation "flash" du produit intérieur brut (PIB) publiée vendredi par l'Institut des comptes nationaux et la Banque nationale de Belgique.

En volume, le PIB, corrigé des variations saisonnières et des effets de calendrier, s'est accru de 0,1% par rapport au trimestre précédent, ce qui correspond à la plus faible croissance depuis plus de trois ans.

L'économie belge ne cesse de s'essouffler puisqu'au deuxième trimestre 2008, le PIB belge avait connu une croissance de 0,3%, pour une croissance de 0,4% lors des trois premiers mois de l'année.

Dans une interview au quotidien l'Echo, le gouverneur de la Banque nationale de Belgique Guy Quaden dit d'ailleurs s'attendre à ce que "le quatrième trimestre 2008 et le premier trimestre 2009 soient probablement négatifs", ce qui équivaudrait à une récession.

Par rapport au trimestre correspondant de l'année précédente, le tassement de la croissance s'est accentué. Le PIB au troisième trimestre n'a en effet augmenté que de 1,2% par rapport au troisième trimestre 2007. Il s'agit là aussi de la plus faible progression en plus de trois ans.

Lors du deuxième trimestre 2008, la croissance par rapport au trimestre correspondant de l'année précédente s'élevait encore à 1,9%.

Concernant le deuxième trimestre 2008 cette fois, la valeur ajoutée a continué de progresser dans les branches de services (0,3% par rapport au trimestre précédent) et dans l'industrie (0,1%).

Elle s'est, en revanche, contractée dans la construction (-0,4%), après un premier trimestre ayant bénéficié de conditions météorologiques favorables.

L'ICN et la BNB relèvent encore que "l'évolution des différentes composantes de la demande intérieure est mitigée". Si les entreprises ont largement contribué à la croissance économique, durant le deuxième trimestre, en augmentant leurs investissements de 1,5% par rapport au trimestre précédent, les ménages ont quant à eux maintenu leurs dépenses de consommation et leurs investissements en logements au niveau du trimestre précédent.

Concernant les exportations de biens et services, elles ont augmenté de 0,6% au deuxième trimestre, soutenues par les investissements des entreprises. "Les importations ont néanmoins crû encore plus rapidement (0,8%), de sorte que le solde extérieur s'est une nouvelle fois dégradé", relèvent l'ICN et la BNB.

Enfin, l'emploi a progressé de 0,3% au deuxième trimestre de 2008 par rapport au trimestre précédent. "Par rapport au trimestre correspondant de 2007, cette évolution se traduit par une augmentation de 1,8%, soit près de 77.000 travailleurs", conclut le communiqué.