L’Internet est un outil qui contribue à faire évoluer la société en inventant de nouvelles manières de se distraire, de communiquer et de s’informer. Mais comme toute création, Internet possède aussi ses "revers de médaille". En effet, outre le fait qu’Internet influence un certain nombre d’habitudes et de valeurs sociales, les nouvelles technologies deviennent également des vecteurs de nouvelles menaces, d’un nouveau type de criminalité qui prend place dans le "cyberespace".

Cette "nouvelle" zone à risques située au cœur des foyers, des entreprises et des états-majors fait désormais partie intégrante de nos sociétés contemporaines qui sont de plus en plus dépendantes de la Toile vis-à-vis de pans entiers de leurs existences. Infraction à la propriété intellectuelle, pédopornographie, vol de données médicales, de données bancaires, piratage de réseaux informatiques internes aux entreprises, d’équipements industriels, le détournement de systèmes d’armements étatiques. Cette liste d’exemples de "cybercrimes", loin d’être exhaustive, nous fait comprendre que la problématique est désormais bien réelle et qu’elle demande des solutions.

Mais qu’est ce que c’est, la cybercriminalité ? A en croire la plupart des experts en la matière, elle se définit comme étant "l'ensemble des infractions pénales qui sont commises via les réseaux informatiques, notamment, sur le réseau Internet". Désignant à la fois les atteintes aux biens et les atteintes aux personnes, ce nouveau phénomène constitue déjà un cas prévu par la jurisprudence qui, certes, conserve des contours encore assez flous.

Alors que depuis des années les pouvoirs publics tentent d’enrayer ce phénomène de plus en plus omniprésent, la lutte contre la cybercriminalité se heurte encore trop souvent à des obstacles à cause de l’étendue des réseaux informatiques, de la rapidité avec laquelle les infractions sont commises et de la difficulté à rassembler les preuves.

Si l'ordre et la justice doivent être effectivement maintenus dans ce monde virtuel, il faut pourtant trouver un juste milieu entre une politique de surveillance absolue et le droit à une intégrité de son patrimoine numérique. De nouveaux enjeux politiques, économiques, juridiques, déontologiques, voire démocratiques voient donc le jour à cause de l’existence de ce maillage informatique interconnecté. Tour d’horizon des principaux points chauds de cette problématique.