Elle rappelle que le chômage temporaire peut venir au secours des employeurs.

La Fédération des entreprises de Belgique (Feb) a demandé dimanche aux employeurs d’adopter une "position de prudence renforcée" après les premiers cas de contamination au coronavirus dans le pays.

L’organisation appelle ses membres à rester "alertes et vigilants" et de prendre directement contact avec le médecin du travail en cas de suspicion d’infection.

En cas de suspicion de contamination, l’employeur pourra examiner avec le médecin généraliste si d’autres mesures sont nécessaires et en informer les services de santé publique.

En termes d’hygiène, il convient de suivre les conseils fournis par les instances officielles, note la Feb dans un communiqué.

En cas d’impact important sur les entreprises, tout a été mis en œuvre pour les aider à travers le système de chômage temporaire pour force majeure, par exemple. Ce système est également utilisable dans le cas de figure où des travailleurs seraient bloqués à l’étranger ou placés en quarantaine pendant un certain temps après leur retour d’une région infectée, souligne la Feb.

En cas d’hospitalisation d’un collaborateur à l’étranger, celui-ci ne relève pas du chômage temporaire pour force majeure. Il est alors en incapacité de travail et tombera sous la législation InamI, précise encore la Feb.

Celle-ci explique suivre la situation de près. Les entreprises peuvent également retrouver toutes les sources fiables et utiles sur le site web de la fédération.

Hilde Crevits prône l’unité

De son côté, la ministre flamande de l’Économie, Hilde Crevits (CD&V), invite les employeurs à se rassembler dans les prochains jours au sein d’un groupe de travail afin de faire face aux conséquences économiques liées à l’épidémie du coronavirus, a-t-elle déclaré sur VTM.

Elle souhaite informer les entreprises des mesures d’accompagnement temporaires déjà possibles et éventuellement prendre des mesures supplémentaires si nécessaire.