La Fédération du commerce ambulant accueille comme une bonne nouvelle la levée de la limitation des 50 étals dans les marchés, décidée mercredi par le Conseil national de sécurité.

Elle demande néanmoins la fin d'autres restrictions qu'elle n'accepte plus, notamment le système de comptage des chalands ainsi que l'interdiction de consommer de la nourriture et des boissons. Les mesures de sécurité en vigueur pour les marchés restent d'application mais la limitation des étals est levée, a annoncé mercredi la Première ministre, Sophie Wilmès. Depuis le 18 mai, il était possible de rouvrir les marchés de maximum 50 échoppes.

La Fédération du commerce ambulant se réjouit de cette décision car elle permet à l'ensemble des marchands de reprendre leur travail, mais elle souligne que les difficultés persisteront pour le secteur en cas de maintien des autres mesures. "Nous ne visons pas la distanciation sociale mais bien le comptage à l'entrée des marchés", détaille le président Léonard Monami. "Cette mesure difficile à faire respecter va nécessiter des frais supplémentaires alors que les communes se plaignaient déjà des surcoûts. Elle a aussi entraîné la formation de files à l'entrée de nombreux marchés, c'est alors plus dangereux d'attraper le virus."

Les marchands ambulants demandent par ailleurs la fin de l'interdiction de consommation de boissons et d'aliments sur les marchés, alors qu'il est possible de consommer les mêmes produits sur les terrasses des friteries et des cafés à proximité. "C'est une discrimination, je ne comprendrais pas qu'on maintienne cette mesure", prévient Léonard Monami.

Des actions et des manifestations seront organisées si ces restrictions restent d'application, annonce-t-il.