Entreprises & Start-up

La FGTB et son équivalent néerlandophone (ABVV) ont organisé vendredi des pique-niques dans dix villes belges pour symboliser leur lutte pour un salaire horaire à 14 euros. Cette action s'inscrivait dans la campagne "Fight for 14", lancée en février dernier.

L'opération a été déclinée à Namur, Bruxelles, Charleroi, Mons, Liège, Audenarde, Ronse, Malines, Lanaken et Poperinge. Dans la capitale wallonne, un pique-nique était notamment organisé à proximité de l'entreprise de travail adapté "L'Atelier". Une centaine de ses travailleurs et de passants ont ainsi été informés et invités à signer une pétition par des militants. "Ce secteur est particulièrement impacté par les bas salaires", a expliqué Guy Fays, secrétaire régional de l'antenne namuroise de la FGTB. "Le salaire horaire y est parfois de 10,50 euros, voire moins". "Les entreprises de travail adapté sont trop peu subsidiées", a-t-il ajouté. "En plus, elle sont victimes d'une forte concurrence, notamment des prisons qui proposent les mêmes services à prix réduit." La FGTB rappelle que le salaire brut minimum en Belgique est de 9,65 euros de l'heure, soit 1.590 euros par mois. Selon elle, c'est bien trop insuffisant. "Au-delà de rendre leur dignité à de nombreux travailleurs, un salaire à 14 euros permettrait de redynamiser notre économie intérieure", a encore souligné Guy Fays. "A long terme, les répercussions positives sur le budget de l'Etat seraient aussi nombreuses, notamment en termes de soins de santé." D'autres actions continueront à être organisées le 14 de chaque mois par le syndicat.