"Après Inbev et Opel, ce nouvel épisode du sordide feuilleton +Libéralisme, ton univers impitoyable+ illustre à nouveau les mêmes sempiternelles dérives : absence de politique commerciale digne de ce nom et/ou logique financière guidée par le profit", dénonce le syndicat dans un communiqué.

Celui-ci y qualifie de "tout à fait indécente" la décision de Carrefour de faire passer son personnel sous une commission paritaire moins avantageuse, "a fortiori quand l'on sait que les bonus de certains dirigeants ne seront encadrés qu'à partir de 2013". La FGTB dénonce dans la foulée le fait que, via son centre de coordination en Belgique, le groupe Carrefour a bénéficié d'aides publiques "pour un montant de 129.373.328 euros" en 2008.

Pour le syndicat, cette nouvelle annonce de licenciements massifs relance le débat sur le contrôle de disponibilité des chômeurs, mais aussi sur le travail à temps partiel, très courant dans le secteur de la distribution, notamment chez Carrefour.

"Ces temps partiels sont surtout prestés par des femmes qui feront les frais de ces restructurations avec, à la clé, des allocations de chômage ridiculement basses, le chômage étant calculé, ne l'oublions pas, sur base du salaire", conclut la FGTB.