L'entreprise britannique Synamedia a présenté, en marge du CES, un logiciel d'intelligence artificielle qui risque de ne pas faire les affaires de tous les utilisateurs... 

Netflix, Spotify, Deezer,... Autant de plateformes qui sont devenues indispensables à un grand nombre, mais peut-être pas au point de débourser des dizaines d'euros pour bénéficier de leurs services. C'est pourquoi, depuis quelques temps, beaucoup ont trouvé la solution miracle pour profiter de Spotify ou encore Netflix à petit prix: le partage de compte. Un ami ou un collègue utilise l'une des deux plateformes et hop, le tour est joué. Si ce dernier accepte de partager avec vous ses identifiants, vous pourrez profiter de vos séries préférées ou écouter de la musique de façon illimitée sans avoir à payer quoi que ce soit. Nombre de jeunes se regroupent ainsi afin de n'avoir à monnayer qu'un seul abonnement et de bénéficier de ses avantages à parfois quatre ou cinq. 

Si la démarche est particulièrement intéressante pour les utilisateurs, elle l'est nettement moins pour les plateformes qui y perdraient des millions de dollars. Mais tout cela pourrait potentiellement prendre fin d'ici peu. En effet, l'entreprise britannique Synamedia a présenté en marge du CES qui s'est clôturé il y a peu à Las Vegas un logiciel d'intelligence artificielle capable  de repérer les incohérences dans un forfait et ainsi de constater si un partage illégal du compte a lieu. Le logiciel "Credentials Sharing Insight" observera ainsi les endroits où les identifiants d'une personne sont utilisés, les heures auxquelles l'utilisateur se connecte et enfin le type de contenu vers lequel il se tourne. Tout cela afin de déterminer si vous utilisez bien les différentes plateformes dans les règles de l'art et non de façon abusive. Une note de crédibilité sera attribuée à chaque compte estimant si l'utilisation qui en est faite reflète bien le profil pour lequel le consommateur cotise. 

Pour le moment, tout cela n'est encore que théorique : Synamedia espère vendre son logiciel à ces fameuses plateformes touchées par les partages abusifs de comptes. L'entreprise britannique n'a toutefois pas encore dévoilé quels clients potentiels l'avaient déjà contactée. 

De son côté, Netflix (France) a notamment réagi auprès de nos confrères du Parisien, éteignant le feu en démentant l'intérêt du service de SVOD pour cette solution. Ouf ?