En Belgique, les revenus professionnels de sportifs rémunérés sont soumis à un régime fiscal adapté. Il prévoit des taux d’imposition favorables pour certaines catégories de sportifs et une dispense partielle de versement du précompte professionnel pour les débiteurs des rémunérations. Les rémunérations payées aux jeunes sportifs (16-26 ans) sont imposées au taux de 16,5 %. Ce tarif est appliqué pour la tranche de revenus n’excédant pas 12 300 euros. Les revenus issus d’activités sportives exercées de manière “accessoire” par les plus de 26 ans sont imposés au taux de 33 %. Aux footballeurs professionnels, on applique la tranche marginale de 50 %.

Au Royaume-Uni, les joueurs étaient imposés à hauteur de 40 % dès lors que leurs revenus bruts dépassaient les 150 000 livres sterling (175 000 euros). Cette tranche est passée à 50 % il y a quelques années. Une partie des revenus des joueurs étrangers peut faire l’objet d’exonération, selon des mécanismes relativement complexes.

En Espagne, les joueurs arrivés en Liga avant 2010 peuvent bénéficier de “la loi Beckham”, qui prévoyait que les joueurs étrangers installés depuis moins de cinq ans dans le pays bénéficieraient d’un taux d’imposition de 24 %. Cette loi a toutefois été abrogée, le taux d’imposition passant ensuite à 43 % pour les revenus bruts supérieurs à 800 000 euros.

L’ Allemagne n’est pas un pays fiscalement avantageux pour les “footeux”. Le taux d’imposition y est de 47,5 %. Les charges sociales sont de plus relativement élevées. D’après certains experts, c’est le pays d’Europe où la formule de rémunérations en fonction des résultats est la plus répandue.

En France, divers prélèvements se superposent (impôt sur le revenu, surtaxe Fillon, prélèvements sociaux, etc.) qui amenaient déjà le taux d’imposition de certains joueurs à 62 %. Pour rappel, 85 % de Français se montrent favorables à la taxe de 75 % envisagée par le gouvernement, laquelle n’empêchera pas un “lissage” des salaires pour les “expatriés” qui pourront continuer à bénéficier d’un régime fiscal spécifique.