La Flandre a mieux résisté à la crise économique de 2009 que des régions européennes comparables, notamment en ce qui concerne le chômage et le pouvoir d'achat de ses habitants, indique un rapport publié mardi, qui prévient toutefois que les autorités flamandes ne doivent pas se reposer sur leurs lauriers. Ce rapport, intitulé "Flanders Outlook 2013" et rédigé par le service d'études du gouvernement flamand, compare annuellement la Flandre et quinze autres régions européennes "de pointe" dans des domaines comme l'économie, le marché du travail et l'innovation.

Sa dernière édition indique que la Région flamande a, en comparaison, relativement bien traversé la crise économique de 2009. Ainsi le Produit national brut (PIB) flamand se chiffrait en 2009 à 29.900 euros - la quatrième place sur les seize régions examinées. En 2007 et 2008, la Flandre se trouvait à la sixième place.

En ce qui concerne le taux de chômage, il était en 2011 particulièrement bas, à 4,3%, classant la région à la 4ème place - alors qu'elle occupait encore la dixième position en 2005.

Mais tous les indicateurs ne sont pas aussi bons. Ainsi, le taux d'activité des travailleurs reste bas (71,8% en 2011) et celui des travailleurs âgés de 55 à 64 ans (39% en 2011) est le plus faible des seize régions examinées.

Et la productivité - considérée comme le "moteur du bien-être flamand" - s'érode au fil des ans. En 1995 la Flandre occupait encore la seconde place dans ce classement, alors qu'elle a glissé à la cinquième position dans le rapport publié mardi.

Ce rapport ajoute que les autorités flamandes ne doivent pas se reposer sur leurs lauriers. "La Flandre ne doit pas considérer sa prospérité comme allant de soi", écrivent les auteurs.

La région a l'ambition de figurer dans la "top 5" des régions européennes à l'échéance 2020, grâce à son programme Vlaanderen in Actie (ViA).