La Grèce devra payer des intérêts supplémentaires pour réduire sa dette et la ramener à 124% du PIB d'ici 2020 comme convenu avec ses créanciers publics, a indiqué lundi un responsable européen sous couvert d'anonymat.

Le pays devra payer des intérêts sur les intérêts des prêts du fonds de secours de la zone euro (FESF) pour lequel il va bénéficier d'un moratoire de 10 ans, selon l'accord trouvé fin novembre avec la zone euro et le Fonds monétaire international (FMI), deux de ses principaux créanciers.

"Cela est nécessaire car le FESF serait sinon en perte. Si on reporte des intérêts, il est nécessaire d'avoir des intérêts sur les intérêts", a indiqué cette source. Le taux appliqué sera celui auquel le FESF prête à la Grèce, a-t-elle ajouté, sans donner d'estimation du montant final.

Pour réduire la dette grecque qui menaçait d'exploser, les créanciers d'Athènes ont demandé à la Grèce de mettre en place une opération de rachat de dette et ont pris un paquet de mesures souvent complexes.

Parmi elles, figure une réduction significative des taux d'intérêt des prêts bilatéraux déjà consentis à Athènes, un allongement de 15 ans de la durée de remboursement des prêts et un report de 10 ans pour le paiement des intérêts.