L'envolée des prix ne peut toutefois pas être répercutée sur les prix de ventes. La moitié des entreprises du secteur font face à des problèmes de livraison d'ingrédients tels que les arômes, les huiles, l'inuline ou le dextrose, mais aussi de matériaux d'emballage comme le plastique, l'aluminium ou le carton.

"Les chiffres de la FAO révèlent que les prix des matières premières ont été relevés de 40% sur un an" en moyenne, explique Bart Buysse, le CEO de la Fevia.

Les entreprises alimentaires belges se trouvent dès lors confrontées à une hausse de leurs coûts. Le hic, c'est qu'environ la moitié d'entre elles ne sont pas en mesure de répercuter ces ardoises sur leurs prix de vente: les contrats, conclus à la fin de l'hiver avec la distribution, cadenassent les prix durant un an au moins.

"Nos entreprises sont prises entre le marteau et l'enclume: elles doivent payer davantage à leurs fournisseurs mais ne peuvent pratiquement pas répercuter ces hausses sur leurs clients. Dans la situation actuelle, nous voulons naturellement éviter d'imposer une hausse de prix à l'horeca", explique le CEO de la Fevia. Qui en appelle à un geste des enseignes de supermarchés, appelées à accorder "l'attention et la flexibilité nécessaires à leurs fournisseurs alimentaires".