La procédure Renault au sein de l'entreprise Munters de Dison, propriété du fonds de pension suédois Nordic Capital, qui fabriquait des systèmes de refroidissement pour les data centers et de traitement de l'air, s'est clôturée il y a quelques jours, annonce jeudi Stéphane Breda, permanent FGTB.

Aucun repreneur n'a été trouvé; 181 ouvriers et employés sur les 216 que comptait l'entreprise ont été licenciés ou mis en RCC (prépension). Ils vont désormais intégrer une cellule de reconversion. La trentaine restante a quitté volontairement Munters et déjà retrouvé un emploi, précise le permanent syndical.

En février, la direction de Munters annonçait qu'en raison de sa situation financière catastrophique, elle fermait son site de Dison. Une procédure Renault de licenciement collectif était enclenchée dans la foulée.

Pendant les négociations, les syndicats ont appris qu'une entreprise allemande, dont ils n'ont pas eu connaissance du nom, était intéressée par une reprise partielle de Munters. "Mais le deal ne s'est pas conclu, l'offre des Allemands étant sans doute beaucoup trop faible", explique Stéphane Breda.

De leur côté, avec l'aide d'un expert, les organisations syndicales avaient fait une proposition de reprise des activités les plus anciennes de l'entreprise, le traitement de l'air. "De nouveau, en raison d'un chiffre d'affaires trop bas, d'un manque de rentabilité, cela n'a pas été possible", souligne le syndicaliste.

Un "bon" plan social a alors été signé avec la direction pour les 181 travailleurs. 

Stéphane Breda évoque "un grand gâchis. Le directeur de production de Munters, qui avait déjà sévi ailleurs, était tout à fait incompétent. C'est lui le responsable de cette fermeture, de cette catastrophe sociale et industrielle et il a fini par être remercié. On a retrouvé pour plus d'un million d'euros de matériel commandé inadéquat".

Les activités de fabrication de blocs réfrigérants sont désormais cessées. Celles du traitement de l'air ont été délocalisées en Tchéquie.