En cause: le refus de la direction du quotidien d'accorder des jours de repos compensatoires aux journalistes qui y ont été engagés après 2013. A l'inverse de leurs collègues plus anciens, la vingtaine de journalistes embauchés depuis 2013 ne bénéficient pas de jour de repos pour compenser leurs prestations au-delà des 38 heures de travail hebdomadaires prévues par leur contrat.

Par souci d'équité, ceux-ci réclament à pouvoir bénéficier de 12 jours de repos compensatoires par an pour contrer l'épuisement qui, selon les représentants du personnel, a déjà provoqué plusieurs arrêts maladie au sein de la rédaction.

Direction et représentants des journalistes ont eu ces dernières semaines différentes réunions pour tenter de dégager un accord. Mais les propositions avancées par la direction sont jugées insuffisantes par la rédaction.

Interrogé par Belga, le directeur général du Soir, Olivier De Raeymaeker, confirme que des discussions sociales sont actuellement en cours concernant la charge de travail.

Celui-ci précise qu'une augmentation du nombre de jours de congés a été décidée au profit des journalistes concernés, et ce avec effet immédiat. D'autres solutions structurelles ont été avancées pour réduire la charge de travail, mais sans convaincre les représentants des travailleurs jusqu'à présent, reconnaît-il.

Massivement en télétravail en raison de la pandémie, la petite centaine de journalistes du Soir sont convoqués jeudi matin à 9h00 pour une assemblée générale organisée par visioconférence. Ils y seront appelés à se prononcer sur d'éventuelles actions ou le dépôt d'un préavis de grève.