La loi de régularisation de l'argent sale, qui existe depuis 2006, attire étonnamment de nombreux criminels. La cellule anti-blanchiment a déjà transmis 34 dossiers aux parquets. Il s'agit de criminels qui essayent de blanchir des entreprises frauduleuses via la loi de régularisation, indique jeudi Jean-Claude Delepière, président de la cellule anti-blanchiment, dans les colonnes de De Tijd. "Nous avons déjà constaté davantage d'abus que lors de l'amnistie fiscale organisée en 2004 par le gouvernement fédéral. Nous allons certainement devoir transmettre encore plus de dossiers suspects à la justice", précise Jean-Claude Delepière.

La loi de régularisation fiscale introduite en 2006 par le gouvernement Verhofstadt II permet aux pécheurs fiscaux, tant les entreprises que les personnes, de régulariser leur argent sale via le "point de contact régularisation". Les personnes qui introduisent un dossier doivent faire une déclaration qui indique qu'il n'est pas question d'une opération de blanchiment. Les nouveaux chiffres de la loi anti-blanchiment montre que la loi de régularisation attire de nombreux blanchisseurs. Dans la plupart des cas, il s'agit de criminels coupables de grandes fraudes, notamment via les paradis fiscaux.