Marc Descheemaecker, l'administrateur délégué de la SNCB, et Anne-Marie Idrac, la présidente de la SNCF, la société des chemins de fer français, ont signé mardi un accord officialisant la création de la "société momentanée Sideros", dernière étape avant le lancement de la future société Sideros. Celle-ci commercialisera des prestations de transport et de logistique destinées au secteur de la sidérurgie européenne. Filiale à 50 pc des deux sociétés ferroviaires, Sideros verra officiellement le jour dans le courant de l'année 2007, après obtention des autorisations nécessaires des autorités nationales et communautaires.

"Notre objectif est de mieux répondre, en qualité et en compétitivité, aux besoins du monde de la sidérurgie en Europe", ont souligné les deux responsables en rappelant que les principaux acteurs du secteur disposent "d'implantations dans plusieurs pays d'Europe et des clients à l'échelle internationale".

"Ils ont donc besoin de prestataires logistiques spécialisés capables de leur offrir des services complets en Europe, avec un niveau de prestation élevé et des exigences accrues en qualité comme en prix", ont-ils ajouté.

Concrètement, la SNCB et sa consoeur française mettront leur savoir-faire et leurs moyens en commun dans des domaines tels que la gestion opérationnelle des transports sidérurgiques grâce à une intégration des moyens de suivi et d'information. L'interopérabilité ainsi que l'offre de services logistiques multimodaux seront également développées tandis que, parallèlement, le parc de wagons spécialisés pour la sidérurgie sera regroupé.

"La rationalisation qui résultera de cette mise en commun permettra de dégager les moyens pour assurer, à terme, les investissements nécessaires au renouvellement du parc et mieux garantir l'offre de transport ferroviaire aux clients", ont poursuivi Marc Descheemaecker et Anne-Marie Idrac.

Selon ces derniers, "Sideros est appelée à devenir, à terme, l'opérateur de B-Cargo et de Fret SNCF sur le marché des transports et de la logistique pour la sidérurgie européenne". La société organisera ainsi le transport du minerai de fer, des ferrailles et de l'ensemble des produits du secteur".

A l'horizon 2010, son chiffre d'affaires devrait atteindre les 500 millions d'euros (hors filiales), en progression de 10 à 15 pc par rapport aux chiffres d'affaires cumulés enregistrés par B-Cargo (112 millions d'euros en 2005) et l'unité fret de la SNCF (334 millions d'euros).

Sideros, "ce sera également environ 50 millions de tonnes transportées par an, près de 3.000 envois par jour et un parc de 15.000 wagons spécialisés dont profiteront nos gros clients comme Arcelor-Mittal", ont encore indiqué les responsables sans par ailleurs vouloir en dire davantage sur l'impact qu'auront les synergies évoquées sur la rentabilité. "Ce sera une belle machine qui nous permettra de renforcer nos parts de marché", ont-ils conclu.