L'annonce de cette faillite a fait bondir les syndicats qui indiquent avoir été mis sur le fait accompli. "La manière dont cela s'est passé est scandaleuse, cela ne m'étonne pas de cet employeur", déplore ainsi le secrétaire régional FGTB Métal Antoine Fanara qui dénonce une gestion déplorable et un manque de concertation sociale. C'est en effet par un journaliste de la RTBF que les syndicats ont appris la situation dans laquelle se trouvait l'entreprise. " Déjà l'année passée, nous avions émis des craintes ", continue le secrétaire qui s'inquiète désormais de l'avenir des personnes concernées et de leur famille: " Quels seront les droits ? ", se demande-t-il.

"Les travailleurs savaient que la situation était difficile mais personne ne s'imaginait une faillite", indique de son côté René Petit, secrétaire permanent ACV-CSC METEA. "Aucune information en ce sens n'avait été donnée aux représentants du personnel. Fin d'après-midi, la curatelle est descendue dans l'usine et a dit aux travailleurs qu'ils pouvaient rendre leur badge, leurs clés et rentrer chez eux. Cette annonce brutale est totalement irrespectueuse ! "

Il n'est pour l'instant pas question d'actions syndicales : " Nous jugerons avec les travailleurs ", fait savoir la FGTB. Dans les jours qui viennent, contacts vont être pris avec la curatelle afin d'obtenir toutes les informations nécessaires. "Dès que nous aurons tous les éléments, nous les communiquerons aux travailleurs lors d'une assemblée générale", conclut René Petit.

Rappelons que ce n'est pas la première fois que la société se retrouve en faillite. En 2010, l'entreprise avait été reprise par le groupe suédois Mustad à la suite de déconvenues financières. En janvier de cette année, le climat social s'était aussi détérioré avec le licenciement de quatre personnes, dont deux anciens représentants syndicaux, pour raisons économiques.