La banque française Société générale reconnaît sa responsabilité dans un dossier de fraude de plusieurs millions dans laquelle une vingtaine d'entreprises de toute la Belgique, comme le groupe coté en bourse Atenor Group, seraient impliquées, a appris De Tijd.

Mais la banque ne devra pas comparaître devant le tribunal correctionnel: elle a conclu un accord à l'amiable avec le ministère public belge. A bonnes sources, on parle d'un montant de 40 millions d'euros. La banque française était, selon le parquet, le pivot dans une construction frauduleuse regroupant une vingtaine d'entreprises belges. La justice avait eu vent de l'affaire après une transaction financière suspecte avec une petite entreprise de Turnhout.

Il semble cependant, selon De Tijd, que la SocGen se soit libérée des poursuites en payant une indemnité. La banque française a conclu un marché avec le ministère public, ce qui lui évitera de comparaître. Sa citation à comparaître disparaît si elle effectue plusieurs paiements, tant au fisc qu'au parquet, pour un montant total de quelque 40 millions d'euros.

SocGen n'a pas commenté le dossier auprès du Tijd. Dans le passé, la banque avait toujours affirmé n'avoir aucune responsabilité et avoir été victime d'"actions frauduleuses d'autres personnes".

C'est la première fois (connue) qu'est appliquée la nouvelle loi qui permet à des suspects de fraude et à d'autres criminels de "racheter" leur procès.