Le fabricant américain de médicaments génériques Viatris a annoncé ce vendredi une vaste restructuration de ses activités qui pourrait affecter jusqu'à 9 000 emplois sur 15 sites dans le monde. 

Le groupe explique dans un communiqué vouloir réduire ses dépenses d'au moins un milliard de dollars d'ici fin 2024. Viatris prévoit en conséquence "d'optimiser" les services commerciaux et de support administratif.

Il souhaite par ailleurs "fermer, réduire ou se séparer de jusqu'à 15 sites de production dans le monde" considérés comme superflus en raison de "capacités excédentaires, de dynamiques de marché compliquées ou d'une évolution du portefeuille de produits vers des produits plus complexes".

Ces actions de restructuration affecteront "jusqu'à 20% des 45 000 employés" du groupe dans le monde, précise Viatris.

Viatris, seulement un an après

Parmi les établissements affectés figurent des usines à Morgantown en Virginie occidentale et à Caguas à Porto Rico, aux Etats-Unis, à Baldoyle en Irlande, ainsi que deux sites en Inde. Le groupe a déjà revendu un site en Pologne.

Viatris assure s'efforcer de trouver des acheteurs "quand c'est possible" afin de préserver le plus d'emplois possibles. Les suppressions de postes sur les sites qui seront fermés se feront "par phases au cours des prochaines années", indique le groupe. 

Viatris était née en juillet 2019, lorsque la fusion entre Mylan et la division de médicaments non brevetés de Pfizer avait été annoncée.

La nouvelle société a dans son portefeuille des médicaments populaires à travers le monde comme l'anti-cholestérol Lipitor, le Viagra, pilule contre l'impuissance masculine, l'analgésique Lyrica et le traitement d'urgence de réactions allergiques graves EpiPen.

Pfizer avait pris la décision de se séparer de sa division face à la baisse des prix des médicaments génériques et la montée en puissance de laboratoires indiens sur ce marché.