C'est une première en Belgique. L'usine de Medimundi implantée à Turnhout a été inaugurée ce mardi matin et tourne à présent à sa vitesse de croisière. Créée à l'initiative de Cartamundi, l'Université d'Anvers, Cloostermans et un investisseur privé, la spin-off Medimundi regroupe une vingtaine de personnes.

Le consortium a rassemblé près de 3,5 millions d'euros pour développer une machine ad hoc spécialement dédiée à la confection de masques FFP2 et FFP3, aménager l'usine qui rassemblera à terme une trentaine de salariés, et déposer des brevets. Medimundi a également bénéficié fin 2020 d’une subvention de 800.000 euros de la Région flamande.

"Notre infrastructure possède une capacité de production de plusieurs centaines de milliers de masques par mois", précise le PDG de Medimundi David Germis. La société belge est à présent en mesure de couvrir une partie importante des besoins du pays.

© Medimundi

Des masques conçus par l'Université d'Anvers

Medimundi ne produit pour l'instant que des masques de type FFP2. Mais bientôt, la société fabriquera également des masques de catégorie FFP3. Le design de tous ces masques a été conçu, développé et breveté par des chercheurs de l'Université d'Anvers, en collaboration avec une équipe de professionnels de la santé. L’accent a particulièrement été mis sur le confort et la technologie innovante des filtres et des valves qui facilitent la respiration.

Les masques sont dotés d'un filtre de haute qualité au degré de filtration de 98%, plus élevé que les autres masques FFP2 sur le marché. De plus, après une première étroite collaboration en matière de certification avec Mensura, ils ont été soumis aux tests intensifs de la norme EN149 par l’institut de recherche VITO (Mol), après quoi Centexbel (Gand) a obtenu le label de qualité CE. Avec ce haut niveau de protection, les masques sont principalement destinés au secteur des soins de santé.

"Notre ambition est de continuer à innover et à développer des masques qui répondent aux besoins de groupes-cibles spécifiques", affirme David Germis.

De son côté, c'est Cartamundi, le leader mondial des jeux de cartes et de société, qui est responsable de l’achat et du transport des matières premières, de la production, du conditionnement et de la livraison des masques aux clients. "Afin de ne pas trop dépendre de partenaires externes, nous avons cherché autant que possible des solutions locales pour l’approvisionnement en matières premières et composants," précise le PDG de Medimundi David Germis.

Une ambition internationale

La société Cloostermans de Hamme, quant à elle, spécialisée dans la fabrication de machines industrielles, a construit l'appareil sur mesure destiné à fabriquer les masques conçus par l’Université d’Anvers. En effet, la production de ce type de masques est très complexe puisque les masques FFP2 et FFP3 sont respectivement constitués de 8 et 14 composantes différentes.

© Medimundi

A terme, Medimundi ambitionne de s'étendre à l'international, notamment en s’appuyant sur le réseau de sites de Cartamundi dans le monde.

Pour conclure, on notera qu'il existe d'autres initiatives du genre mais à une moindre échelle. Le spécialiste de la conception et de la fabrication de pièces en plastique pour les secteurs automobile et aéronautique, Weimat, propose par exemple depuis mars 2020 un LeanMask réutilisable, recyclable et durable. Elaboré par les dessinateurs et techniciens de l'entreprise, le LeanMask est produit en Belgique et peut être porté avec des filtres FFP1 ou FFP2.