La start-up Good Move, spécialiste des jus de fruits bio pressés à froid et pascalisés (procédé de conservation équivalent à une pasteurisation à froid), vient de lever 232.000 euros. La petite entreprise a dû se réinventer avec la crise du coronavirus, qui a fait chuter lourdement ses ventes de jus, et se concentre désormais sur la culture de micropousses. 

La jeune entreprise, fondée en 2016 par deux étudiants de l'Université de Namur, a bien failli ne pas survivre à la crise du coronavirus. La plupart de ses clients étant des restaurants d'entreprises et d'institutions, forcés à fermer dès la mi-mars, la start-up s'est retrouvée du jour au lendemain dans l'impossibilité de couvrir ses frais fixes. Les cofondateurs, Brieuc Debois et Lucas Vandierendonck, ont dû alors prendre la décision d'arrêter la production des jus.

L'agriculture verticale

"Mais on était déterminés à ne pas abandonner Good Move", expliquent-ils. "Alors on a injecté l'intégralité de nos revenus du droit-passerelle dans l'entreprise pour la maintenir à flot et on est entrés dans une profonde remise en question." Intéressés depuis quelques temps déjà par l'agriculture verticale, ils s'accordent sur le produit qui leur permettra de poursuivre l'aventure: les micropousses. "Ces très jeunes pousses de légumes, récoltées après une dizaine de jours seulement et utilisées dans la cuisine gastronomique, présentent une densité en nutriments jusqu'à 40 fois supérieure aux légumes adultes", précisent-ils.

L'objectif est désormais de les proposer au public, en raviers biodégradables dans les rayons frais de magasins. Après avoir rapidement séduit le magasin "d'Ici" à Naninne - un supermarché spécialisé dans les produits locaux et durables -, les micropousses de Good Move sont désormais disponibles dans une vingtaine de points de vente. Le concept a également convaincu des investisseurs et la start-up a pu lever 232.000 euros pour poursuivre son développement.