En augmentant le contrôle de ceux-ci, la Ville espère remettre 1 000 logements sur le marché locatif d'ici la fin de la législature.

Le collège de la Ville de Bruxelles a approuvé un plan un plan d’action pour endiguer le développement sauvage des hébergements touristiques illégaux de type Airbnb dans le centre-ville.

Depuis plusieurs mois, la Ville pointe du doigt le business des Airbnb qui grandit particulièrement dans le centre de la capitale. "Dans la plupart des cas, il ne s’agit plus du particulier qui loue sa chambre –à la base de l’esprit Airbnb qui signifie air bed & breakfast– mais de professionnels qui achètent des maisons entières voire plusieurs blocs d’appartements pour ensuite les faire louer sur des plateformes de location touristique comme Airbnb", explique Ans Persoons (Sp.a.), échevine de l'Urbanisme. "La plupart des villes sont confrontées à un manque de logements. Or, le développement des locations touristiques contribue à ce déficit car la location touristique est plus rentable que la location classique." Des logements disparaissent dès lors du du marché locatif traditionnel et les prix de l’immobilier augmentent.

À travers son plan d'action contre ce phénomène, la Ville entend remettre 1 000 logements sur le marché locatif d'ici la fin de la législature. Pour ce faire, une cellule Airbnb sera créée. "Créer un logement touristique sans permis, si l’affectation du bien est un logement constitue une infraction urbanistique. La cellule contrôle sera renforcée par du personnel supplémentaire afin de pouvoir mettre en place une cellule entièrement consacrée à la poursuite des Airbnb illégaux."

Par ailleurs, les services communaux et la police coopéreront pour certaines opérations de terrains. "La Cellule Contrôle va également renforcer sa collaboration avec le Service des Finances : ces derniers ne taxent pas seulement des biens négligés, mais aussi les biens inoccupés. En général, il n’y a aucune domiciliation enregistrée sur les biens loués sur Airbnb. Dès lors, ces biens peuvent être considérés comme vides et être taxés."

Pour mémoire, la Région bruxelloise compte environ 7 400 bien annoncés sur le site Airbnb. La Ville de Bruxelles est la commune la plus concernée avec 2 200 biens dont un peu plus de 1 600 sont des logements entiers dédiés à la location touristique, soit 73%.

"Notre ville doit être attrayante au niveau touristique, mais ne peut pas aller à l’encontre de la qualité de vie de nos habitant(e)s. Grâce à ce nouveau plan d’action, nous pouvons réagir d’une manière structurelle en luttant contre la disparition de logements privés du marché locatif traditionnel et en mettant fin à cette concurrence déloyale sur le marché de l’hébergement touristique", conclut le bourgmestre Philippe Close (PS).