Qu'ils aillent faire un safari au Zimbabwe ou une grimpette dans l'Atlas, visiter une enfilade de sites en Egypte ou quelques expositions à Paris, qu'ils s'offrent une thalasso au Touquet ou une croisière dans les Caraïbes, les seniors sont l'objet de toutes les attentions des tour-opérateurs et agences de voyages. D'abord, ils sont de plus en plus nombreux et la tendance ne risque pas de s'inverser. Et ils sont aussi de plus en plus nombreux à voyager, dans le sillage de la démocratisation des déplacements, de l'augmentation de la fréquence de ceux-ci et donc de leur appréhension qui paraît plus facile. Ils ont du temps et plus ou moins de moyens. Dans tous les cas, les seniors ont la bougeotte.

Les voyagistes surfent donc sur la «vague». Proposent des produits haut de gamme, des conditions de confort au-dessus de tout soupçon, un accompagnement de qualité, des déplacements aisés et l'une ou l'autre animation «exclusive», comme un spectacle le soir sur un site ou un dîner à l'ambassade. A moins que le cours de bridge ou de cuisine du monde... ? Et ce, en toute saison.

De leur côté, les voyageurs plus âgés se rassemblent par affinités et commandent auprès d'une agence un voyage à la carte; forment l'entièreté du groupe dans un séjour organisé; ou se retrouvent dans le même hôtel ou le même club mais en compagnie d'autres vacanciers.

Du moins cher et du long

Certains voyagistes rivalisent aussi d'offres alléchantes avec des tarifs réduits à certaines dates ou une troisième semaine gratuite par exemple.

Et puis, il y a les séjours longue durée. Ainsi, chez Jetair, une brochure «Hiverner» est consacrée depuis de longues années à ce type de public avec, au menu, des séjours de 4 semaines et plus (jusqu'à 84 jours) ou des vols secs seulement (avec 4 semaines au minimum sur place) à des dates particulières pour ceux qui sont logés chez des amis, se rendent dans une seconde résidence, etc. Les destinations? «Traditionnellement les côtes espagnoles, mais l'offre s'est étendue avec les années aux Canaries, à la Tunisie et la riviera turque», déclare le porte-parole du tour-opérateur. «Ce sont les mêmes hôtels que ceux qui sont proposés en été mais nous avons négocié avec les hôteliers des tarifs spéciaux pour les longues durées». Ce qui attire ce type de public? «Des produits proposant certains aspects en français ou en néerlandais, ou des lieux qui accueillent une certaine concentration de Belges», précise encore Jetair. Histoire de trouver ses marques. Et de les retrouver éventuellement d'année en année...

Chez Thomas Cook, la brochure «Longs séjours» propose l'Espagne, la plus prisée, mais aussi la Tunisie, l'Egypte, la Turquie et le Maroc. A ceux qui ont le temps, les seniors, et aux plus jeunes du moment que ceux-ci puissent se libérer 4, 5, 6 semaines. «La saison d'hiver compte plusieurs courtes vacances: Toussaint, Noël-Nouvel an; Carnaval et Pâques», rappelle le porte-parole. Le plus intéressant étant de partir, par exemple, à la fin des vacances de Noël dans des avions à moitié plein qui s'en vont rechercher les derniers vacanciers; et de revenir au début de vacances suivantes à bord d'avions qui sont venus déposer les premiers vacanciers. «C'est à ces moments-là qu'on obtient les meilleurs prix», note Thomas Cook. Et pour les hôteliers, «c'est une occupation garantie en basse saison». Tout le monde y gagne...

© La Libre Belgique 2006