Le pétrole brut léger américain a franchi mardi la barre de 88 dollars le baril, un niveau record, poursuivant la hausse alimentée par les craintes de tension au Proche-Orient et les considérations sur une croissance de la demande. Dans l'après-midi, le contrat novembre sur le brut léger US a coté 87,12 dollars après avoir atteint 87,97 plus tôt en séance. Il a ensuite grimpé à 88,20 dollars ! Le baril de Brent de la mer du Nord s'est échangé lui aussi à des niveaux historiques et a avancé de 1,14 pc à 83,69 dollars après être monté jusqu'à 84,31 dollars.

La flambée des cours de l'or noir s'est accélérée récemment, avec de nouveaux records établis au cours de chaque séance depuis vendredi. Sur les huit derniers jours, les cours du brut signent une accélération de 8 pc. "Il est difficile de trouver des facteurs baissiers à l'heure actuelle. Il y a le dossier irako-turc, la faiblesse du dollar, les niveaux des réserves de fuel domestique aux Etats-Unis, qui sont très en deçà de ceux de l'an dernier", a souligné un expert londonien. Les réserves de produits distillés, qui incluent le fuel domestique, sont attendues en baisse de 300 000 barils au cours de la semaine au 12 octobre, d'après les prévisions moyennes des experts.

L'Agence américaine d'information sur l'énergie publiera l'état des réserves américaines ce mercredi. Dans ce contexte, deux responsables de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole ont indiqué que le cartel ne débattait pas, à l'heure actuelle, d'une nouvelle augmentation de sa production. Pour un autre membre de l'Opep, ce sont les tensions géopolitiques, et non les fondamentaux de l'offre et de la demande, qui soutiennent si fortement les cours. "C'est toujours la même histoire, ce ne sont pas les fondamentaux du marché", a-t-il dit. L'éventualité d'une intervention militaire d'Ankara contre les rebelles kurdes du PKK situés dans le nord de l'Irak a accru l'incertitude, dans la crainte d'un arrêt des exportations de la région. (Reuters)