Les cours du pétrole brut sont repassés sous les 48 dollars le baril lundi matin à New York, suite à des déclarations du président de l'Opep et des liquidations spéculatives.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de light sweet crude pour livraison rapprochée en juin cédait 77 cents à 47,90 dollars à 15h10 GMT, après avoir glissé jusqu'à 47,60 dollars.

«C'est la suite des liquidations de la semaine dernière, avec deux nouveaux facteurs baissiers», a indiqué John Kilduff, analyste de Fimat. En premier lieu, «le président de l'Opep a dit qu'ils vont maintenir leur production (pour le moment) et l'augmenter» pour le quatrième trimestre, a noté M.Kilduff. «C'est interprété comme un signal que l'Opep va continuer à approvisionner le marché», a-t-il souligné.

L'effet dollar

«Nous continuerons avec les anciens quotas», a déclaré dimanche cheikh Ahmed Fahd al-Sabah, en réponse à une question de journalistes à propos d'une éventuelle augmentation de la production lors de la réunion ministérielle de l'Opep le 15 juin à Vienne.

Le président de l'Opep, également ministre koweïtien de l'Energie, s'exprimait à l'occasion de l'ouverture à Koweït d'un atelier de travail organisé par l'Opep et l'Agence internationale de l'Energie (AIE).

«Chacun sait que nous devons augmenter la production au quatrième trimestre», a également dit ce responsable.

Par ailleurs, les chiffres du Nymex sur l'engagement des opérateurs a montré que «les spéculateurs abandonnent leurs positions», a relevé John Kilduff. «La hausse du dollar aide sûrement», a-t-il ajouté.

Les factures pétrolières étant libellées en dollars, le prix du baril baisse quand le billet vert prend de la hauteur.

© La Libre Belgique 2005