Pour mettre le test sur le marché, l'entreprise peut désormais compter sur un financement supplémentaire de 58 millions d'euros. Le test rapide miDiagnostics combine la précision d'un test PCR avec la rapidité d'un autodiagnostic, affirme la société. Le test utilise un coton-tige, qui est appliqué sur une carte de test de la taille d'une carte bancaire. Les résultats de l'analyse sont ensuite lus par un lecteur compact. Le test est donc vingt fois plus rapide que les machines PCR classiques des laboratoires. Les premiers programmes pilotes sont prévus après la période estivale.

La société a annoncé vendredi qu'elle recevait des fonds supplémentaires pour commercialiser ces tests. La majorité du capital, 38 millions d'euros, a été levée auprès des principaux actionnaires, dont des noms connus comme Marc Coucke, Urbain Vandeurzen et Michel Akkermans. Les 20 millions d'euros restants, miDiagnostics les a levés grâce à un prêt de la Banque européenne d'investissement.

Diagnostic précis et systématique

Pour Katleen Verleysen, PDG de miDiagnostics : "La pandémie a clairement montré les faiblesses de notre système de santé. Jusqu'à présent, nous n'avons pas été en mesure de diagnostiquer les personnes atteintes de coronavirus de manière précise et systématique. MiDiagnostics a tous les atouts pour devenir un acteur disruptif sur le marché du diagnostic, et cela inclut sa PCR ultra-rapide très innovante, hors du laboratoire".

Entre-temps, le centre de recherche Imec travaille également sur un test rapide qui détermine si une personne est positive au Covid-19 sur la base de l'air expiré. Les essais cliniques de ces tests sont actuellement en cours d'extension. L'Imec espère pouvoir effectuer les tests à l'aéroport de Bruxelles d'ici l'été. Les tests rapides précis tels que ceux développés par l'imec ou miDiagnostics sont très intéressants pour les aéroports, car les tests actuellement disponibles n'empêchent pas toujours les personnes infectées de passer entre les mailles du filet.