UCB a annoncé mardi étendre sa collaboration avec Microsoft pour le développement de ses médicaments. Un partenariat qui permettrait de “découvrir et développer des traitements plus rapidement pour les personnes atteintes de maladies graves, en immunologie et en neurologie”.

Dans le communiqué commun des deux entreprises, il est précisé que Microsoft “fournira la technologie d’IA (Intelligence artificielle, NdlR) et les scientifiques appliqués pour travailler aux côtés des scientifiques et des spécialistes des données d’UCB, afin de permettre de découvrir de nouveaux modèles essentiels à la découverte de médicaments”.

Les partenaires mettront donc en place une collaboration stratégique sur plusieurs années combinant puissance de calcul, intelligence artificielle, le cloud (le stockage en ligne) de Microsoft avec les capacités de découverte de médicaments d’UCB.

Analyse de données

Le développement de traitements peut effectivement être favorisé par les capacités d’analyse de grandes quantités de données, de traitement d’informations et via les plateformes de collaboration.

“La plateforme de Microsoft peut aider les scientifiques d’UCB, y compris ses spécialistes des données, à découvrir de nouveaux médicaments de manière plus efficace et plus innovante”, précise encore le communiqué.

“Cette combinaison de science de pointe, de puissance de calcul et d’algorithmes vise à accélérer considérablement les cycles d’itération nécessaires pour explorer un vaste espace chimique afin de tester de nombreuses hypothèses et d’identifier des molécules plus efficaces (...). Les travaux permettront d’augmenter le nombre de scientifiques, d’experts et de partenaires de recherche d’UCB à tous les niveaux de la chaîne de valeur de la découverte”, précise le groupe.

Et côté investisseurs ?

“Nous sommes ravis de collaborer avec Microsoft afin de découvrir de nouvelles idées pour mieux comprendre l’état des patients, ainsi que la science et de permettre une meilleure expérience pour les patients”, a déclaré pour sa part Jean-Christophe Tellier, le CEO d’UCB.

“Grâce aux connaissances approfondies qu’UCB offre en matière de découverte de médicaments et aux connaissances en biologie humaine, ainsi qu’à l’expertise inégalée de Microsoft en informatique et en IA, nous avons une occasion unique de réinventer la façon dont les nouveaux médicaments sont créés”, assure quant à lui Jean-Philippe Courtois, vice-président exécutif et président de Microsoft Global Sales, Marketing & Operations.

Cependant, malgré ces déclarations et les objectifs annoncés par les deux entreprises en termes d’amélioration potentielle du suivi des patients et du développement des traitements, les investisseurs ne semblent pas totalement convaincus. Le cours de l’action UCB évoluait légèrement dans le rouge à l’ouverture et a clôturé à -2,29% à 80,06 euros.