Directeur de la division américaine de bpost, ce dernier a démissionné il y a une dizaine de jours, a annoncé mercredi l'entreprise postale, précisant que cette décision intervenait pour des raisons familiales. Il est toutefois apparu que l'intéressé aurait eu de plus en plus de difficultés avec la façon dont le CEO Jean-Paul Van Aver­maet la dirige.

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Jeudi à la Chambre, le ministre De Backer était interrogé au sujet de la situation au sein du management de l'entreprise.

L'actuel CEO est concerné par une enquête de l'Autorité belge de la concurrence, qui suspecte une entente illégale sur les prix entre différentes sociétés de sécurité et de gardiennage dont G4S (avec Securitas et Seris), qu'il dirigeait auparavant. Une enquête est aussi menée par le ministère américain de la Justice, avec d'importantes conséquences pour le patron et son entreprise. En effet, Jean-Paul Van Avermaet ne peut plus se rendre aux États-Unis car il risque d'y être arrêté pour être interrogé par le FBI.

Dans sa réponse, Philippe De Backer a estimé que les faits reprochés pouvaient constituer une "faute grave" conduisant le cas échéant à une rupture de contrat. Il a ajouté que M. de Romrée resterait jusqu'à la fin de l'année afin d'assurer la transition.

Le ministre a en outre indiqué que le CEO viendrait s'expliquer dans les plus brefs délais à la Chambre.

Selon le député N-VA Michaël Freilich, cette audition devrait avoir lieu le 6 octobre.