L'environnement bancaire rendra une réduction d'effectifs inévitable, souligne encore M. Dierckx qui considère qu'il faudra "essayer de le faire sans licenciement sec".

"Les grandes lignes de l'intégration seront présentées mi-juillet. Cela ne sera certainement pas encore le plan final mais cela donnera une première vue", dit M. Dierckx.

Il estime qu'il est encore trop tôt pour dire les centres de compétences qui devraient être maintenus en Belgique. Il avance qu'il paraît possible d'investir dans l'accompagnement à l'exportation, dans les back offices ou dans les paiements internationaux. "Il est toujours possible de faire une liste mais soyons clair aucune décision n'a encore été prise", dit M. Dierckx.

M. Dierckx souligne qu'il y a déjà eu des réductions d'effectifs chez Fortis sur les trois premiers mois de l'année par départs naturels et que "c'est encore trop tôt pour s'avancer" sur les réductions d'effectifs: il faudra attendre la deuxième moitié de l'année.

Il n'exclut pas les licenciements secs. "Quand je vois la pyramide des âges chez Fortis, je constate que de nombreux départs sont prévus dans les années à venir. Cela devrait pouvoir se faire de manière correcte. Mais ne me demandez pa la boule de cristal que je n'ai pas. Tout dépendra aussi de l'évolution du secteur financier dans les mois à venir".

Joseph De Mey, président de Fortis Holding, interrogé par De Tijd dit qu'il s'attendait à des protestations pour l'AG. "Mais que cela soit aussi difficile, aucun administrateur ne s'y attendait", dit M. De Mey. Il confesse avoir songé à négocier avec Modrikamen, "mais il n'y avait rien à négocier. Le tribunal avait dit que tous les actionnaires pouvaient voter. J'ai trouvé très dangereux que Modrikamen propose soudain de retirer le droit de vote à certains actionnaires. Si nous avions exigé une chose pareille, nous serions aujourd'hui assurément en procès", avance-t-il.