Elle est désormais de 9 %, alors qu'elle était encore de 10 % en février. En revanche, les perspectives pour 2021 et 2022 se détériorent légèrement. C'est ce que révèle ce mardi l'enquête mensuelle de l'Economic Risk Management Group (ERMG), mis sur pied par la Banque nationale. Les entreprises interrogées ont signalé une baisse de 9,3 % de leurs ventes par rapport à la normale au cours de la semaine dernière.

C'est un point de pourcentage de mieux qu'en février, et déjà 8 points de pourcentage de mieux qu'en novembre. La plus grande amélioration a été enregistrée dans les professions de contact non médicales, qui ont pu rouvrir leurs portes. En revanche, les secteurs des voyages (-91 %), du transport routier de passagers (-81 %) et de l'hôtellerie et de la restauration (-78 %) continuent d'enregistrer des chiffres dans le rouge. L'impact de la crise est encore plus ressenti par les indépendants et les petites entreprises, alors que la perte de chiffre d'affaires est beaucoup plus faible dans les grandes structures.

Perspectives peu réjouissantes

Dans le même temps, il semble que les entreprises belges aient des perspectives un peu moins réjouissantes. Pour l'ensemble de l'année 2021, une perte de 8 % du chiffre d'affaires est attendue; en 2022, il serait inférieur de 4 %. Il s'agit d'une légère détérioration d'un point de pourcentage par rapport aux perspectives de février. La détérioration est plus évidente dans les secteurs qui souffrent le plus des mesures restrictives, tels que ceux du tourisme et les hôtels et restaurants.

Les perspectives d'investissement se sont légèrement améliorées en mars et se situent désormais à un niveau inférieur de 18 % à la normale en 2021 et encore de 11 % en 2022. En revanche, les perspectives d'emploi ont été revues à la baisse. Les entreprises interrogées prévoient une augmentation nette de 14.000 unités, contre 18.000 encore attendues en février.

En ce qui concerne le risque de faillite, le baromètre est également légèrement positif. Environ 4,5 % des entreprises interrogées s'attendent à devoir déposer le bilan dans les six mois, ce qui représente une amélioration d'un point de pourcentage par rapport à l'enquête de février. La part des entreprises ayant des problèmes de liquidités est restée relativement stable, à 32 %.

Mesure du télétravail

L'enquête de l'ERMG a également mesuré le télétravail. En mars, 32 % des salariés travaillaient exclusivement à domicile et 15 % à temps partiel. Ces chiffres sont restés relativement constants depuis que l'obligation de télétravail est entrée en vigueur en novembre. L'augmentation du télétravail, qui se poursuivra après la crise du coronavirus, signifie également une utilisation moindre des bureaux. Les entreprises interrogées ont indiqué qu'elles utiliseront 9 % d'espace de bureau en moins d'ici cinq ans.

À noter que l'enquête a été menée principalement les 15 et 16 mars, auprès de 3.884 entreprises et indépendants, et n'inclut donc pas encore la récente détérioration de la situation sanitaire en Belgique et le report de certains assouplissements décidé lors du comité de concertation du 19 mars, souligne l'ERMG. Une mesure qui a sans aucun doute eu un impact négatif sur les attentes des entreprises qui sont directement ou indirectement touchées, telles celles du secteur des arts, spectacles et services récréatifs.