Une trentaine de producteurs indépendants et des représentants des studios de cinéma les plus importants aux Etats-Unis - les majors - étaient réunis mardi dans un hôtel de Los Angeles pour écouter la Belgique vanter ses atouts audiovisuels.

"Nous étions connus pour nos bières, notre chocolat et nos diamants. Dorénavant, nous le sommes aussi pour nos films", a d'emblée affirmé le ministre des Affaires étrangères Didier Reynders, présent en Californie dans le cadre de la mission économique présidée par le Prince Philippe.

"Des aides fédérales aux soutiens régionaux, la Belgique dispose d'une variété de sources de financement pour le secteur", a poursuivi M. Reynders en résumant au public américain les avantages d'un système tel que le tax-shelter.

Créé en 2004, ce dernier constitue un incitant fiscal de poids permettant à toute entreprise de bénéficier d'une exonération fiscale de 150 pc du montant investi dans une production audiovisuelle européenne, pour autant que l'investissement ne dépasse pas 50 pc du budget du film.

"Ce système est certainement un atout pour la Belgique, pays que les professionnels du secteur considèrent aujourd'hui comme un 'hotspot' pour la coproduction de films", a de son côté estimé Philippe Reynaert, directeur de Wallimage, le fonds wallon de soutien aux entreprises et aux productions audiovisuelles. Selon ce dernier, seuls l'Irlande, le Luxembourg et la Hongrie ont mis sur pied, en Europe, un financement de même nature.

"La Belgique a également été le deuxième pays européen, après la Pologne, à ouvrir des écoles de cinéma, ce qui lui permet de nos jours de compter de nombreux professionnels de qualité", a poursuivi M. Reynaert en soulignant enfin la petitesse du marché belge qui pousse naturellement à la coproduction.

"Nous ne sommes pas un pays qui fait a priori rêver Hollywood mais nous devons mettre en avant notre savoir-faire et développer les collaborations", a-t-il ajouté.

De là à ce que Didier Reynders imagine, lui, Mickey et Minnie gambader dans un paysage belge, il n'y a qu'un pas qui a fait sourire le public présent ce mardi à Los Angeles, parmi lequel se trouvait le Prince Philippe.

Ce dernier a profité de l'occasion pour remettre l'ordre de Léopold au sénateur et patron de la Motion Picture Association of America (MPAA) Christopher Dodd.

De l'Atomium aux moules-frites, Bruxelles tente de séduire les touristes américains

De l'Atomium aux célèbres moules-frites de Chez Léon en passant par le nouveau centre de la mode (MAD), Bruxelles avait sorti ses plus beaux atours, mardi à Los Angeles, pour séduire les professionnels américains du secteur du tourisme. "Avec 360.000 nuitées par an, dont les 2/3 sont liées à des activités business, les Etats-Unis occupent la 5ème place des pays en termes de visiteurs à Bruxelles", a expliqué Céline Fremault, la ministre bruxelloise en charge de l'Economie, devant une assemblée ne comptant finalement que peu de représentants américains du secteur.

Ces derniers ont toutefois pu apprécier la verve du responsable des ventes du restaurant Chez Léon, dont la seule enseigne non-franchisée est située dans la rue des Bouchers, en plein coeur de la capitale. "Notre objectif, c'est que notre restaurant fasse partie d'une 'travel experience', proposée par les tours-opérateurs américains à leurs clients", a expliqué Thierry Scheers, sales manager de la célèbre enseigne.

Outre sa maison-mère à quelques encablures de la Grand-Place, Chez Léon compte actuellement deux autres restaurants franchisés en Belgique (à Mons et dans la région de Charleroi), une septantaine en France et un restaurant-pilote à Londres, qui a ouvert il y a un an et qui est actuellement en phase de "développement".

De son côté, l'Atomium, autre symbole bruxellois, espère elle aussi être reprise dans les programmes des tours-opérateurs américains. "Nous faisons partie du patrimoine bruxellois mais, à l'heure actuelle, nous ne sommes pas forcément repris dans les visites proposées", a expliqué Julie Almau Gonzalez, une responsable du site. "Jusqu'à présent, nous collaborions avec Mini-Europe - qui doit prochainement quitter l'esplanade du Heysel où le parc est actuellement installé, ndlr. Proposer une activité combinée aux visiteurs, c'était important", a-t-elle ajouté.

Regroupés sous la bannière de Visit Brussels, les acteurs bruxellois du tourisme sont actuellement en Californie où ils participent à la mission économique belge présidée par le Prince Phlippe.