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Un sondage iVox commandé par l'organisation de défense de l'environnement Greenpeace, dévoilé lundi, semble brosser le portrait d'un travailleur belge bourré de bonnes intentions en matière de mobilité, sachant que le transport routier est l'une des principales sources d'émission de gaz à effet de serre. Conclusion de Greenpeace: le Belge semble bien "ouvert au changement", mais à condition que les alternatives (aux classiques déplacements en voiture diesel ou essence) soient abordables, notamment sur le plan financier, et faciles. Le consommateur semble "prêt à dire adieu aux voitures diesel ou essence", estime Joeri Thijs, expert en Mobilité durable chez Greenpeace. Selon les réponses d'un millier de Belges actifs mais ne travaillant pas depuis chez eux, interrogés en ligne début janvier (2-8 janvier), la popularité du moteur diesel a pris un sérieux coup. Seuls 8% de cet échantillon représentatif (en termes d'âge, de genre, de langue et de diplôme, marge d'erreur 3,02%) indiquent qu'ils envisageraient un véhicule roulant au diesel s'ils devaient actuellement choisir une nouvelle voiture à acheter.

Quant à la voiture électrique, elle semble tomber dans les bonnes grâces du consommateur, mais uniquement si cette option est bon marché: près de 70% affirment qu'ils choisiraient une voiture électrique si elle coutait la même chose qu'un véhicule à combustion.

Un peu plus de la moitié des sondés (54%) affirme souhaiter laisser plus souvent la voiture de côté. Une part presque aussi importante des personnes interrogées (49%) indique par ailleurs qu'il serait bon d'abandonner les voitures de société, un sujet pourtant hautement sensible. Selon Greenpeace, même parmi les bénéficiaires de ce système, un travailleur sur deux s'accorde à dire que le soutien fiscal aux voitures de société contribue grandement aux problèmes de mobilité dans notre pays.

Dans une optique de limitation du trafic routier, les transports en commun sont indiqués comme une bonne solution (par trois quarts des Belges), mais de nombreux répondants (61%) estiment que les connections ne sont pas suffisamment bonnes pour leur trajet domicile-boulot.