Epidémie de virus ou pas, la restructuration de Brussels Airlines reste nécessaire, selon le CEO de Lufthansa.

Le coronavirus ne change pas la donne pour Brussels Airlines qui doit mener à bien son plan "Reboot", visant à améliorer sa rentabilité et à permettre à terme à la compagnie d'investir de nouveau, a déclaré Carsten Spohr, le CEO de Lufthansa, la maison-mère de la compagnie belge, mardi en marge d'une réunion de l'association Airlines for Europe (A4E) à Bruxelles. Carsten Spohr a profité de sa présence à Bruxelles pour s'adresser au personnel de Brussels Airlines. "J'ai redit que cela avait été la bonne décision de racheter Brussels Airlines", a-t-il indiqué.

Interrogé sur les conséquences du nouveau coronavirus, l'Allemand estime que cela "chamboule tout à court terme mais ne change rien à long terme".

Pour Brussels Airlines, cela veut dire que la mise en œuvre de la réorganisation se poursuit comme prévu. "(le plan) Reboot n'est pas postposé", confirme une porte-parole de la compagnie aérienne. "Les mesures en lien avec le coronavirus s'y ajoutent."

Brussels Airlines a annoncé mardi la suppression, jusqu'au 28 mars au minimum, de 30% de ses vols initialement prévus vers le nord de l'Italie. Et des mesures de chômage temporaire sont envisagées.

Le plan "Reboot" doit permettre à la compagie aérienne d'atteindre une marge bénéficaire d'au moins 8% d'ici 2022, via des économies de plus de 160 millions d'euros sur base annuelle.

Début février, la direction et deux des trois syndicats ont signé un accord, dans le cadre de ce plan, portant sur des départs volontaires pour le personnel au sol de la compagnie aérienne. Une première vague de départs devrait avoir lieu en avril.