Le cuivre a franchi mardi la barre des 7000 dollars la tonne. C'est la première fois depuis le début de l'année. Le prix du cuivre est dopé par des facteurs techniques et un resserrement de l'offre et de la demande, à l'approche du deuxième trimestre, qui voit traditionnellement la consommation augmenter.

Sur le London Metal Exchange (LME), premier marché de métaux à terme, le métal rouge a grimpé jusqu'à 7188 dollars la tonne, un plus haut depuis le 5 décembre. "Le cuivre est soutenu par une combinaison de facteurs fondamentaux, comme le déclin des stocks et l'anticipation d'une forte demande, et de facteurs techniques, comme le déclenchement d'achats passés certains seuils", a indiqué Martin Hayes, analyste de Base Metals. Lundi soir, le marché avait clôturé au-dessus de son prix moyen sur 200 jours, ce qui a déclenché des ordres d'achat automatiques à l'ouverture du LME mardi matin. Par ailleurs, les stocks de cuivre disponibles sur le LME ont fondu de 15 pc depuis leur pic fin février, et pesaient 179850 tonnes mardi. Près de 10 pc de ces stocks étaient déjà réservés et prêts à quitter le LME, diminuant d'autant la quantité réelle de métal disponible.

Les stocks diminuent car le marché anticipe le pic annuel de consommation lors du deuxième trimestre, qui devrait voir la Chine recourir massivement à l'achat, selon M. Hayes. Le cuivre a entraîné les autres métaux dans sa progression, le nickel gagnant plus de 2000 dollars par rapport à la veille, à 47850 dollars la tonne, et l'étain franchissant la barre des 14000 dollars la tonne. L'élan du cuivre a aussi profité au plomb, qui, en se hissant à 1975 dollars la tonne, a gagné 2,5 pc par rapport à la clôture de lundi et inscrit un plus haut depuis un mois. (AFP)