Le FMI a indiqué dans un communiqué que son conseil d'administration avait voté pour mettre cette somme à la disposition d'Athènes. Les sommes versées sont donc portées à 14,6 milliards d'euros, sur un total prévu d'environ 30 milliards d'euros.

Le prêt à la Grèce, qui est parti pour être le plus grand jamais versé par le Fonds, avait été accordé en mai 2010, dans le cadre d'une aide internationale de 110 milliards d'euros.

Le FMI a répété lundi, comme lorsqu'il s'était entendu en février sur les conditions de ce nouveau versement, que l'Etat grec ne pourrait se contenter de réduire ses dépenses, et qu'il devrait trouver des sources nouvelles de revenus pour combler son déficit. "Il sera nécessaire de mettre d'avantage l'accent sur des réformes sous-jacentes dans la période à venir", a-t-il affirmé, appelant à "achever d'ici mai une stratégie budgétaire à moyen terme" et saluant "l'engagement du gouvernement à augmenter son programme de privatisations et de développement immobilier".

En février, une polémique avait éclaté quand le FMI avait annoncé avec ses partenaires de l'Union européenne que la Grèce allait porter son programme de privatisations à 50 milliards d'euros d'ici à 2015. Le gouvernement avait d'abord dénoncé cette annonce comme inopportune, avant de reprendre à son compte cet objectif.