Le géant mondial de l'acier ArcelorMittal est resté dans le rouge au troisième trimestre, confronté à un recul du chiffre d'affaires, des expéditions d'acier en baisse saisonnière, des prix de l'acier en repli et des coûts de matières premières élevés.

Le groupe a accusé une perte nette de 539 millions de dollars au troisième trimestre, après une perte nette de 447 millions de dollars au deuxième trimestre. Et du côté des perspectives, il prévoit désormais que ses expéditions d'acier seront stables cette année, alors qu'il tablait auparavant sur une hausse.

Le chiffre d'affaires du troisième trimestre s'élève à 19,6 milliards de dollars, en baisse de 10,2% sur un an, et en recul de 13,7% sur le trimestre précédent, a annoncé le groupe jeudi dans un communiqué. Le groupe a fait face "comme attendu" à "des conditions de marchés difficiles", a souligné son PDG Lakshmi Mittal, cité dans le communiqué.

Le contexte a été caractérisé par "des prix bas de l'acier, couplés à des coûts de matières premières élevés", a-t-il expliqué. La priorité va donc rester à continuer à "réduire les coûts, adapter la production" et "s'assurer que l'activité continue à générer un flux de trésorerie positif", a-t-il poursuivi. Les ventes du trimestre sont inférieures au consensus établi par l'agence financière Bloomberg qui tablait sur 16,95 milliards de dollars, de même pour le résultat net par action de -0,53 dollar contre -0,10 pour ce consensus.

Mais l'excédent brut d'exploitation (Ebitda), à 1,1 milliard de dollars, est supérieur au consensus de 943 millions. ArcelorMittal a maintenu sa prévision d'une consommation mondiale d'acier en hausse cette année, dans une fourchette toutefois un peu resserrée entre +0,5% et +1%. Mais les perspectives pour l'Europe et les Etats-Unis ont été revues en baisse.

La consommation d'acier est désormais attendue en baisse de -0,5% à -1% aux Etats-Unis, notamment liée à la faiblesse du secteur automobile (contre une précédente estimation positive entre 0 et 1%), selon le groupe.

En Europe, le groupe estime que la consommation pourrait reculer jusqu'à -3% (contre une précédente estimation de -1% à -2%), là encore en raison du secteur automobile en repli ainsi que du ralentissement de la construction