La transaction devrait être finalisée d'ici la fin de l'exercice en cours de Takeda, le 31 mars 2021, sous réserve des autorisations des autorités réglementaires compétentes, selon un communiqué du groupe.

Les activités devant être cédées (compléments alimentaires, médicaments contre le rhume, etc.) ont généré environ 60 milliards de yens (480 millions d'euros) de ventes sur l'exercice annuel écoulé, a précisé Takeda.

Si elle était réalisée dans les délais impartis, cette cession devrait faire augmenter d'environ 105 milliards de yens le bénéfice net 2020/21 du groupe, attendu jusqu'à présent à 92 milliards de yens.

Cette vente est importante sur le plan symbolique car les activités cédées représentent le cœur de métier de "l'ancien" Takeda, dont les origines remontent à la fin du 18ème siècle.

Sous la houlette de son CEO, le français Christophe Weber, aux commandes depuis 2015, Takeda s'est considérablement recentré sur la médecine de spécialités, plus rentable.

Le groupe a notamment finalisé début 2019 le rachat pour 62 milliards de dollars du laboratoire irlandais Shire, spécialisé dans le développement de traitements contre des maladies rares.

Pour se désendetter rapidement, il multiplie depuis des cessions d'actifs qu'il ne considère plus comme stratégiques, notamment des portefeuilles de médicaments sans ordonnance et des génériques, dans le monde entier.