Les fours des cimenteries vont servir à incinérer les déchets.

Une liste actualisée d'activités essentielles a été publiée vendredi dans un arrêté ministériel. Par rapport à la précédente, rien n'a été ôté.

Le gouvernement a ajouté l'industrie du ciment, de la céramique, du verre, des briques et des tuiles à la liste mais uniquement pour utiliser leurs fours et y incinérer les déchets.

Il permet aussi à l'industrie de la confection de fabriquer du textile médical (masques et vêtements).

Les imprimeurs pourront, eux, élargir leurs activités à l'impression d'étiquettes, notices et emballages pour les industries agroalimentaire et pharmaceutique. 

Les entreprises de fabrications métalliques ont l'autorisation de se mettre au service des secteurs dits cruciaux et essentiels, tant au niveau des produits que des services d'entretien et de réparation.

L'article 3 de l'arrêté étend les activités cruciales, au sein desquelles les mesures de distanciation sociale et le télétravail ne sont pas obligatoires, aux "producteurs, fournisseurs, entrepreneurs et sous-traitants de biens, travaux et services essentiels à l'activité des entreprises des secteurs cruciaux".

Alors que la FGTB Chimie espérait que le gouvernement réduise les activités au sein de l'industrie chimique, en éliminant de la liste des productions comme la peinture, la colle, le vernis ou les bougies parfumées, il reste dans son ensemble considéré comme essentiel. "Ce n'est pas un arrêté ministériel. C'est un arrêté patronal", lance Andrea Della Vecchia, permanent FGTB de l'industrie chimique.

Un redémarrage économique en perspective ?

"La liste des activités où le respect de distanciation n'est pas obligatoire est élargie. Elle n'a plus comme objectif de permettre à la population d'assouvir ses besoins mais de préparer un redémarrage des activités économiques; ce que je souhaite mais n'est-ce pas trop tôt ? On ne peut pas confondre précipitation et santé", ajoute-t-il.

Le front commun syndical de la chimie avait envoyé cette semaine à la Première ministre une lettre lui demandant de réduire la voilure dans l'industrie chimique, au nom de la préservation de la santé des travailleurs. "Nous avons émis des avis, des idées, des mises en garde et on n'en a pas tenu compte. Il n'y a plus de concertation sociale", conclut Andrea Della Vecchia.