Le gouvernement français réclame des garanties à Renault alors que le constructeur automobile doit présenter un plan d'économies de deux milliards d'euros.

Dans le cadre d'un plan de 2 milliards d'euros d'économies, le constructeur automobile français envisagerait de fermer quatre sites en France - Flins, Dieppe, Choisy-le-Roi et les Fonderies de Bretagne - selon le Canard enchaîné.

Un plan qui ne plait pas au gouvernement français qui demande à l'entreprise des garanties sur le maintien de son activité en France. L'État français, qui est le premier actionnaire de Renault avec 15% du capital, a rappelé via son ministre de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire, qu'il n'avait pas encore donné son feu vert à un prêt de 5 milliards d'euros crucial pour sa survie.

"Il y a urgence à agir", prévient le ministre français au micro d'Europe 1. "Renault, comme d'autres constructeurs industriels, peut disparaître, il faut être lucide", a-t-il estimé. "Je n'ai jamais caché la gravité de la crise, et je ne cache pas la gravité de la situation de Renault."

Le fleuron industriel français se retrouve dans une très mauvaise passe, ayant vu ses usines et son réseau commercial paralysés par la crise du coronavirus et les confinements décidés notamment en Europe, qui ont fait chuter le marché du neuf de 76,3% en avril sur le Vieux continent. Le groupe au losange était déjà fragilisé avant cet épisode, ayant subi en 2019 sa première perte nette en dix ans.

"Comment est-ce qu'ils nous garantissent que demain, la France devient le premier centre de production mondial de véhicules électriques pour Renault ?", a insisté le ministre. "Nous attendons maintenant les propositions globales du président Jean-Dominique Senard sur son plan pour l'alliance (Renault-Nissan) et son plan pour Renault".