Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, a déclaré lundi vouloir revenir sur les avantages fiscaux dont bénéficient les députés et les ministres, alors que les discussions entre Athènes et ses créanciers sur un troisième plan d'aide se poursuivent.

"Quand la question de la suppression des avantages fiscaux des agriculteurs est mise sur la table des négociations, nous ne pouvons pas jouer les indifférents concernant nos propres avantages", a souligné M. Tsipras à la sortie d'une réunion lundi avec le ministre adjoint à la Réforme administrative, Christoforos Vernadakis, et le ministre adjoint des Finances, Dimitris Mardas.

"C'est une initiative politique qui n'a pas seulement pour but de faire des économies, mais qui a aussi une signification symbolique", a ajouté le Premier ministre grec.

D'après l'agence de presse grecque ANA, le texte de loi en préparation prévoit l'imposition de la totalité de l'indemnité parlementaire mensuelle, au lieu de 75% actuellement, et de l'indemnité pour la participation à des comités parlementaires, actuellement exonérée. Le traitement mensuel des ministres devrait également être revu à la baisse de 15%. Les directeurs des organismes publics doivent être aussi concernés par cette réforme.

Après avoir continué tout le week-end, les discussions entre Athènes et ses créanciers sur un troisième plan d'aide à la Grèce sont reparties dès lundi matin.

Le gouvernement grec espère pouvoir faire voter par les députés le texte d'accord jeudi, afin qu'il soit présenté vendredi aux ministres des Finances de la zone euro (Eurogroupe).

Ce scénario idéal ouvrirait la voie à une entrée en vigueur du plan d'aide avant le 20 août, date à laquelle la Grèce doit absolument rembourser 3,4 milliards d'euros à la Banque centrale européenne (BCE).